Frise chronologique
1629
Première nef ou porche
Première nef ou porche
1629 (≈ 1629)
Construction ou remaniement attesté par date gravée.
1645
Modification du porche
Modification du porche
1645 (≈ 1645)
Seconde date portée sur l’édifice.
2e moitié du XVIIe siècle
Construction de la grande nef
Construction de la grande nef
2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Agrandissement transversal à l’ancienne nef.
1793
Destruction partielle du clocher
Destruction partielle du clocher
1793 (≈ 1793)
Devis pour récupération des tuiles plombifères.
8 juin 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
8 juin 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Claude (cad. B 703) : inscription par arrêté du 8 juin 1979
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Claude est un édifice religieux catholique situé dans le village de Cipières, dans le département des Alpes-Maritimes. Construite principalement durant le dernier quart du XVIIe siècle, elle subit des transformations majeures au XIXe siècle. Son architecture combine une grande nef centrale flanquée de deux chapelles latérales, prolongée par une abside polygonale. Les voûtes varient selon les espaces : berceau plein-cintre pour le vaisseau principal, ogives à cinq quartiers pour le chœur, et arêtes ou berceau brisé pour les chapelles. Des tuiles plombifères, initialement utilisées pour le clocher, ont été réemployées comme carreaux derrière l’autel, témoignant des réutilisations successives des matériaux.
L’histoire de la chapelle révèle une évolution complexe. Une première nef, prolongée d’un porche, est attestée dès 1629 et remaniée vers 1645, comme l’indiquent les dates gravées. Au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, une grande nef est érigée en travers de l’ancienne, reléguant le porche et le chœur initiaux au rang de chapelles latérales. Un devis de 1793 mentionne la destruction partielle d’un clocher et la récupération de ses tuiles, illustrant les adaptations imposées par les contextes politiques et économiques. La chapelle est finalement inscrite à l’inventaire des monuments historiques le 8 juin 1979, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
L’édifice présente des particularités architecturales remarquables, comme l’aménagement d’un rucher entre la voûte du chœur et la toiture, reflétant les usages locaux. La chapelle, propriété de la commune de Cipières, s’inscrit dans le paysage religieux provençal, marqué par des réaménagements successifs et une intégration harmonieuse dans son environnement rural. Son inscription au titre des monuments historiques en 1979 souligne son importance dans le patrimoine des Alpes-Maritimes, aux côtés d’autres édifices classés de la région.