Crédit photo : Image:Comps Chap St-Jean XII 02.jpg - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1312
Dissolution des Templiers
Dissolution des Templiers
1312 (≈ 1312)
Transfert des biens aux Hospitaliers.
XVIe siècle
Seigneurie unique des Hospitaliers
Seigneurie unique des Hospitaliers
XVIe siècle (≈ 1650)
Acquisition de la totalité de Comps.
1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Didier : inscription par arrêté du 27 janvier 1926
Personnages clés
| Arnaud de Comps - 4e Grand Maître des Hospitaliers |
Originaire de Comps, lié à l’ordre. |
| Bertrand de Comps - 17e Grand Maître des Hospitaliers |
Mort en Palestine en 1258. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Didier, située à 800 mètres du village de Comps-sur-Artuby, est un exemple d’art roman provençal. Construite par l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle témoigne de l’influence des Hospitaliers dans la région après la dissolution des Templiers en 1312. Son architecture modeste et son implantation isolée reflètent les pratiques religieuses médiévales en milieu rural.
Le territoire de Comps-sur-Artuby, marqué par une histoire mouvementée, fut un lieu stratégique dès le Moyen Âge. Détruit lors des guerres de succession de Provence (1382-1387), le village fut reconstruit en amphithéâtre autour de son rocher. Les Hospitaliers, devenus seigneurs uniques de Comps au XVIe siècle, y laissèrent plusieurs édifices religieux, dont cette chapelle inscrite aux Monuments Historiques depuis 1926.
La région, intégrée au Parc naturel du Verdon, conserve des traces d’une occupation ancienne, depuis le Chalcolithique jusqu’à l’âge du fer. La chapelle Saint-Didier s’inscrit dans un paysage historique plus large, où cohabitent ruines templières, hameaux médiévaux (comme Saint-Bayon ou Chardan, aujourd’hui dans le camp militaire de Canjuers) et un patrimoine rural préservé. Son existence illustre aussi le rôle des commanderies dans l’organisation territoriale et spirituelle de la Provence médiévale.