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Chapelle Saint-Don de Riom dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-Don de Riom

    Chapelle Saint-Don
    63200 Riom
Chapelle Saint-Don de Riom
Chapelle Saint-Don de Riom
Crédit photo : Patrick Boyer - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
1146
Don à l'abbaye de Saint-Amable
XIe-XIIe siècles
Construction initiale
XVIIe siècle
Rmaniements architecturaux
1792
Vente comme bien national
1868
Legs à l’église Saint-Amable
7 décembre 1914
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Don : classement par arrêté du 7 décembre 1914

Personnages clés

Aimeric - Évêque de Clermont (XIIe siècle) Donateur de l’église à Saint-Amable en 1146.
François-René Archon-Despérouses - Testateur (XIXe siècle) Lègue la chapelle à Saint-Amable en 1868.
Edmond Morand - Historien local (XXe siècle) A étudié ses origines et son lien avec Cerers.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Don, située dans le quartier éponyme de Riom, est un édifice roman des XIe et XIIe siècles, profondément marqué par son histoire médiévale. Des fouilles archéologiques ont révélé une occupation mérovingienne du site, confirmée par des découvertes de monnaies, ainsi que les vestiges d’un village carolingien à proximité. Ces éléments attestent d’une implantation humaine ancienne, bien avant la construction de la chapelle actuelle.

À l’origine, la chapelle était connue sous le nom d’église rurale de Cerers, dépendant du diocèse d’Auvergne. En 1146, Aimeric, évêque de Clermont, en fit don à l’abbaye de Saint-Amable, dont elle devint une dépendance. L’historien Edmond Morand a établi un lien entre cette église de Cerers et la chapelle Saint-Don, consolidant son ancrage dans l’histoire religieuse locale. L’édifice, de plan simple (nef rectangulaire et abside circulaire), fut remanié au XVIIe siècle, notamment par l’ajout d’une voûte en berceau.

Lors de la Révolution, en 1792, les autorités révolutionnaires envisagèrent sa destruction, mais le projet avorta faute de réponse municipale. La chapelle fut alors vendue comme bien national. Sauvée par le testament de François-René Archon-Despérouses en 1868, elle fut rattachée à l’église Saint-Amable comme chapelle de secours en 1872. Son classement au titre des monuments historiques, le 7 décembre 1914, consacra sa valeur patrimoniale.

L’intérieur conserve des éléments remarquables, comme un autel cubique du XIe siècle orné de monogrammes chrétiens et de motifs colorés (gris, blanc, jaune, rouge). Un écusson aux armes du chapitre de Saint-Amable, situé au-dessus d’une porte de la nef, rappelle aussi son lien avec cette abbaye. Ces détails illustrent son rôle à la fois spirituel et artistique dans la région.

Les sources historiques, comme les travaux d’Edmond Morand ou les rapports de l’INRAP, soulignent l’importance archéologique et religieuse du site. La chapelle incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire, des origines mérovingiennes à sa protection moderne, en passant par les remaniements baroques et les tumultes révolutionnaires.

Liens externes