Frise chronologique
1146
Don à l'abbaye de Saint-Amable
Don à l'abbaye de Saint-Amable
1146 (≈ 1146)
Aimeric, évêque de Clermont, cède l’église de Cerers.
XIe-XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Édification de la chapelle romane et de son autel.
XVIIe siècle
Rmaniements architecturaux
Rmaniements architecturaux
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modification de la nef et voûtement.
1792
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1792 (≈ 1792)
Échappe à la destruction révolutionnaire.
1868
Legs à l’église Saint-Amable
Legs à l’église Saint-Amable
1868 (≈ 1868)
Testament de François-René Archon-Despérouses.
7 décembre 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
7 décembre 1914 (≈ 1914)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Don : classement par arrêté du 7 décembre 1914
Personnages clés
| Aimeric - Évêque de Clermont (XIIe siècle) |
Donateur de l’église à Saint-Amable en 1146. |
| François-René Archon-Despérouses - Testateur (XIXe siècle) |
Lègue la chapelle à Saint-Amable en 1868. |
| Edmond Morand - Historien local (XXe siècle) |
A étudié ses origines et son lien avec Cerers. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Don, située dans le quartier éponyme de Riom, est un édifice roman des XIe et XIIe siècles, profondément marqué par son histoire médiévale. Des fouilles archéologiques ont révélé une occupation mérovingienne du site, confirmée par des découvertes de monnaies, ainsi que les vestiges d’un village carolingien à proximité. Ces éléments attestent d’une implantation humaine ancienne, bien avant la construction de la chapelle actuelle.
À l’origine, la chapelle était connue sous le nom d’église rurale de Cerers, dépendant du diocèse d’Auvergne. En 1146, Aimeric, évêque de Clermont, en fit don à l’abbaye de Saint-Amable, dont elle devint une dépendance. L’historien Edmond Morand a établi un lien entre cette église de Cerers et la chapelle Saint-Don, consolidant son ancrage dans l’histoire religieuse locale. L’édifice, de plan simple (nef rectangulaire et abside circulaire), fut remanié au XVIIe siècle, notamment par l’ajout d’une voûte en berceau.
Lors de la Révolution, en 1792, les autorités révolutionnaires envisagèrent sa destruction, mais le projet avorta faute de réponse municipale. La chapelle fut alors vendue comme bien national. Sauvée par le testament de François-René Archon-Despérouses en 1868, elle fut rattachée à l’église Saint-Amable comme chapelle de secours en 1872. Son classement au titre des monuments historiques, le 7 décembre 1914, consacra sa valeur patrimoniale.
L’intérieur conserve des éléments remarquables, comme un autel cubique du XIe siècle orné de monogrammes chrétiens et de motifs colorés (gris, blanc, jaune, rouge). Un écusson aux armes du chapitre de Saint-Amable, situé au-dessus d’une porte de la nef, rappelle aussi son lien avec cette abbaye. Ces détails illustrent son rôle à la fois spirituel et artistique dans la région.
Les sources historiques, comme les travaux d’Edmond Morand ou les rapports de l’INRAP, soulignent l’importance archéologique et religieuse du site. La chapelle incarne ainsi près d’un millénaire d’histoire, des origines mérovingiennes à sa protection moderne, en passant par les remaniements baroques et les tumultes révolutionnaires.