Pierre datée (remploi) 1414 (≈ 1414)
Bloc intégré au pignon, origine incertaine.
1491
Première mention écrite
Première mention écrite 1491 (≈ 1491)
*Chapelle Monsieur Sainct Eloy* citée dans un document.
vers 1501
Construction probable
Construction probable vers 1501 (≈ 1501)
Date gravée « MACE ME FIT LAN MIL VC I ».
7 octobre 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 7 octobre 1925 (≈ 1925)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Eloi (cad. Q 307) : inscription par arrêté du 7 octobre 1925
Personnages clés
Saint Éloi - Patron des forgerons et des chevaux
Vénéré lors des pardons annuels.
Saint Alar (ou Hilaire) - Premier évêque de Quimper
Lié au village voisin de Saoutalarin.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Éloi
La chapelle Saint-Éloi de Guiscriff, située dans le Morbihan, est un édifice religieux du XVe siècle, construit vers 1501 selon une inscription gravée (« MACE ME FIT LAN MIL VC I »). Elle est érigée sur les terres de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, qui en avait reçu la donation, incluant les villages de Saint-Éloi et Saoutalarin. Ces terres restèrent sous son contrôle jusqu’à la Révolution. La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1491 sous le nom La chapelle Monsieur Sainct Eloy au villaige de Talanhoat. Une pierre datée de 1414, réemployée au pignon du chevet, suggère une origine antérieure ou un élément préexistant.
La chapelle, de plan en croix latine irrégulière, arbore les armes de Bretagne timbrées d’une couronne ducale, soulignant son ancrage régional. À l’intérieur, une statue polychrome du XVIIe siècle représente saint Éloi ferrant un cheval, reflétant le culte local lié à la protection des équidés. Les ex-voto en forme de chevaux, offerts lors des pardons annuels, témoignent de cette dévotion particulière. Le site inclut également une fontaine du XVIIe siècle, ajoutant à son caractère sacré.
Classée monument historique depuis le 7 octobre 1925, la chapelle illustre l’architecture religieuse bretonne de la fin du Moyen Âge. Son histoire est liée à saint Alar (ou Hilaire), premier évêque de Quimper, dont le nom breton sant Alar est associé au village voisin de Saoutalarin. Le pardon annuel, où les propriétaires de chevaux vénéraient saint Éloi, renforçait son rôle central dans la vie communautaire et agricole de Guiscriff.