Frise chronologique
994
Première mention écrite
Première mention écrite
994 (≈ 994)
Liste des possessions de Lyon
fin XIIe siècle
Attestation castrale
Attestation castrale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Chapelle liée au site seigneurial
1588
Travaux Renaissance
Travaux Renaissance
1588 (≈ 1588)
Portes percées, contreforts ajoutés
1738
Installation tribune
Installation tribune
1738 (≈ 1738)
Charpente intérieure ajoutée
1835-1875
Restaurations modernes
Restaurations modernes
1835-1875 (≈ 1855)
Toiture, croix, badigeon intérieur
1926
Classement MH
Classement MH
1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Etienne : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
| Guillaume de Revel - Auteur de l’*Armorial de Forez* |
Représentation imprécise chapelle |
| Albert de Thizy - Seigneur local (début XIIIe) |
Mentionne chapelle testament |
| Étienne Passel - Curé d’Essertines (1761) |
Décrit état nef non voûtée |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Étienne, située à Essertines-en-Châtelneuf (Loire), est un édifice roman des XIe-XIIe siècles, construit sur un terrain en pente. Son chœur, surélevé par un soubassement aveugle, et sa nef trapézoïdale reflètent une adaptation architecturale aux contraintes géographiques. Le clocher-mur, percé d’une baie géminée et soutenu par une colonnette à chapiteau, domine la liaison nef-chœur. Les murs en moellon de granite, rehaussés de chaînages en pierre de taille, abritent un chœur voûté en berceau et une nef autrefois couverte, dont subsistent des départs de voûte. Une porte romane originale, à linteau droit surmonté d’une archivolte, perce le mur nord.
La chapelle est mentionnée dès 994 dans les possessions de l’église métropolitaine de Lyon comme dépendance de Notre-Dame d’Essertines, puis explicitement liée au site castral local à la fin du XIIe siècle. Un dessin de l’Armorial de Forez (Guillaume de Revel) la représente, bien qu’imprécis. Au XVIe siècle, des travaux (date gravée 1588) modifient l’édifice : ouverture de portes sud, ajout de contreforts, et surélévation du chœur. Une tribune en charpente est installée en 1738, tandis qu’en 1761, l’absence de voûte dans la nef et un sol dallé sont attestés. Les XIXe siècle voient des campagnes de restauration (1835, 1861, 1875), incluant la suppression des contreforts, la réfection de la toiture, et l’ajout d’une croix en fonte.
Classée Monument Historique en 1926, la chapelle illustre l’évolution architecturale médiévale et moderne, marquée par des adaptations structurelles et des réemplois liturgiques. Son décor peint intérieur, partiellement conservé, et ses fenêtres étroites à linteaux cintrés soulignent son caractère roman primitif. Les matériaux locaux (granite, pierre de taille) et les techniques constructives (voûtes, badigeon) témoignent des savoir-faire régionaux, tandis que son histoire reflète les dynamiques seigneuriales et religieuses de la Loire médiévale.