Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle romane et du prieuré.
1333
Première mention écrite
Première mention écrite 1333 (≈ 1333)
La chapelle est mentionnée sous le nom Sanctus Stephanus de Yssausaco.
Début du XVIIIe siècle
Incendie du village
Incendie du village Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Le village entourant la chapelle est incendié par les protestants.
20 septembre 1945
Classement historique
Classement historique 20 septembre 1945 (≈ 1945)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Etienne d'Issensac : classement par arrêté du 20 septembre 1945
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Étienne d'Issensac
La chapelle Saint-Étienne d'Issensac est un édifice roman situé au lieu-dit Issensac, sur la commune de Brissac (Hérault, Occitanie). Construite au XIIe siècle et mentionnée sous le nom Sanctus Stephanus de Yssausaco en 1333, elle se trouvait sur un itinéraire très fréquenté du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Initialement église paroissiale d'une bourgade médiévale qui l'entourait, elle conserve à proximité les ruines de ce village incendié par les protestants au début du XVIIIe siècle et ensuite abandonné par ses habitants. L'ensemble, qui comprenait un prieuré, ne laisse aujourd'hui que quelques salles voûtées parmi les ruines. L'édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 20 septembre 1945.
La chapelle est bâtie en pierre de taille, couverte de tuiles rouges, avec des réparations ponctuelles en moellons ; la partie supérieure de l'abside présente d'importantes reprises en moellons, surtout au nord-est. Le chevet comprend une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, percée d'une unique fenêtre absidiale à triple ébrasement et arc torique, et reposant sur une assise de pierre d'aspect légèrement différent ; des trous de boulin témoignent des dispositifs d'échafaudage. Autour de l'abside et de la travée de chœur subsistent des arcatures sur colonnettes avec chapiteaux, et l'abside conserve des traces de la première d'entre elles.
La nef comprend deux travées formant en plan un angle du côté nord ; la voûte en berceau actuelle est plus récente et paraît avoir été rebâtie à la suite de mouvements structurels qui ont entraîné la construction de puissants contreforts. La travée de chœur, courte et légèrement plus haute que l'abside, est soutenue par deux contreforts, percée d'une fenêtre cintrée à double ébrasement et surmontée d'arcades lombardes, et s'adosse au pignon oriental de la nef, percé d'un oculus. L'arc triomphal s'appuie sur deux colonnes aux chapiteaux à décor géométrique.
La façade occidentale, haute, est surmontée d'un clocher-mur à deux baies dont les piédroits sont ornés d'impostes ; ce clocher-mur est légèrement décentré et, avec les pans coupés de la façade, est couvert en lauzes tandis que le reste de l'édifice est en tuiles. Le portail cintré comporte quatre voussures, la seconde formant un arc torique aujourd'hui dégradé, et une petite fenêtre étroite à double ébrasement s'ouvre au-dessus. Une porte percée dans le mur sud, dont le seuil est plus élevé que celui de la chapelle, devait donner accès aux bâtiments conventuels.