Frise chronologique
1121
Première mention du village
Première mention du village
1121 (≈ 1121)
*Castrum Sancti Hilarii* dans les textes.
Xe-XIe siècles
Arc zénithal monolithe
Arc zénithal monolithe
Xe-XIe siècles (≈ 1150)
Fenêtre sud typique de cette période.
XIIe siècle
Remanagement roman
Remanagement roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Transformation majeure de la chapelle.
début XIVe siècle
Ajout du portail ouest
Ajout du portail ouest
début XIVe siècle (≈ 1404)
Intégré sous l’arc roman existant.
1480
Mention comme prieuré
Mention comme prieuré
1480 (≈ 1480)
*Prioratus Sancti-Hillarii de Ozilhano* dans un cartulaire.
16 septembre 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
16 septembre 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle et début des restaurations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. ZA 104) : inscription par arrêté du 16 septembre 1994
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Étienne, aussi appelée chapelle de la Clastre, est un édifice roman situé à Saint-Hilaire-d'Ozilhan dans le Gard. Isolée au milieu des vignes, elle se trouve au bout du chemin de la Clastre, près de la route de Fournès, au sud-est du village. Son architecture révèle une origine pré-romane, profondément remaniée au XIIe siècle, comme en témoignent ses éléments structuraux et son arc zénithal typique des Xe-XIe siècles.
La chapelle fut probablement construite sur les fondations d’un édifice antérieur, peut-être carolingien, en réemployant des matériaux issus de l’aqueduc antique de Nîmes. Son portail ouest, daté du début du XIVe siècle, s’intègre sous un arc roman, illustrant les transformations successives du bâtiment. Le village de Saint-Hilaire-d'Ozilhan, mentionné dès 1121 sous le nom de Castrum Sancti Hilarii, appartenait à la viguerie de Roquemaure, dans le diocèse d’Uzès.
La chapelle est citée comme Prioratus Sancti-Hillarii de Ozilhano en 1480, puis comme Prieuré Sainct-Illaire d'Ouzilhant en 1620, soulignant son statut religieux historique. Classée monument historique en 1994, elle a bénéficié d’une restauration majeure, notamment la reconstitution de sa couverture en pierre calcaire. Son linteau, issu d’un seuil de porte antique en pierre dure non locale, atteste de réemplois architecturaux remarquables.
Les graffitis médiévaux visibles sur certains matériaux, ainsi que la fenêtre sud à arc zénithal monolithe, offrent des indices précieux sur les techniques de construction médiévales. Aujourd’hui propriété communale, la chapelle incarne un patrimoine à la fois religieux, architectural et historique, marqué par des strates de réutilisation depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen Âge.