Frise chronologique
XIe–XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Édifice roman en croix latine
1404
Première mention écrite
Première mention écrite
1404 (≈ 1404)
Apparition dans les documents
XVIIe siècle
Restauration des contreforts
Restauration des contreforts
XVIIe siècle (≈ 1750)
Stabilisation de l’abside
XVIIIe siècle
Dernières modifications
Dernières modifications
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transformations structurelles
XIXe siècle
Abandon cultuel
Abandon cultuel
XIXe siècle (≈ 1865)
Remplacée par l’église d’Embres
1948
Inscription MH
Inscription MH
1948 (≈ 1948)
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Félix-de-Castelmaure (cad. C 9) : inscription par arrêté du 14 avril 1948
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Félix de Castelmaure, située dans le département de l’Aude en Occitanie, est un édifice religieux de style roman dont la construction initiale remonte aux XIe et XIIe siècles. Elle se distingue par son plan en croix latine, son abside demi-circulaire voûtée en cul-de-four, et des chapelles latérales formant transept. L’abside, à l’origine ornée d’un décor lombard partiellement conservé (quatre lesènes sur six et traces d’arcatures aveugles), a subi des modifications structurelles, notamment au XVIIe siècle avec l’ajout de contreforts pour contrer des tassements. La couverture, initialement en dalles à forte pente, fut remplacée par des tuiles canal sur charpente après rehaussement des murs gouttereaux.
La chapelle présente une dissymétrie légère attribuée à des affaissements anciens, tandis que son mur posterior est percé d’un oculus cruciforme typique des églises catalanes. Un clocheton à deux baies, d’ajout postérieur mais au style archaïque, surmonte l’ensemble. Bien que mentionnée pour la première fois dans des documents en 1404, sa fondation remonte aux siècles précédents. Abandonnée au XIXe siècle au profit de l’église d’Embres, elle fut inscrite aux monuments historiques en 1948 et appartient aujourd’hui à la commune.
Les dernières transformations datent du XVIIIe siècle, marquées par des adaptations structurelles et esthétiques. Le site illustre l’architecture religieuse médiévale du Languedoc, mêlant influences lombardes et catalanes. Son état actuel résulte de restaurations successives, notamment pour stabiliser les murs et modifier la toiture. Malgré son abandon cultuel, son inscription en 1948 a permis sa préservation comme témoignage du patrimoine roman régional.