Frise chronologique
XIe siècle
Fondation de l'oratoire
Fondation de l'oratoire
XIe siècle (≈ 1150)
Première église sous forme d'oratoire simple.
XIIe siècle
Agrandissement roman
Agrandissement roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef allongée, abside voûtée, chapiteaux sculptés.
1540–1576
Construction de la chapelle latérale
Construction de la chapelle latérale
1540–1576 (≈ 1558)
Style gothique et Renaissance, financée par les Clermont.
1597
Sculpture *Saint Georges terrassant le dragon*
Sculpture *Saint Georges terrassant le dragon*
1597 (≈ 1597)
Groupe en terre cuite par l’atelier Dyonise.
21 juillet 1816
Bénédiction de la cloche
Bénédiction de la cloche
21 juillet 1816 (≈ 1816)
Cloche *Clodoalde Éloïde* offerte par les Montesquiou.
6 avril 1968
Classement monument historique
Classement monument historique
6 avril 1968 (≈ 1968)
Protection officielle de l’édifice et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 6 avril 1968
Personnages clés
| Jacques Coueffé - Receveur général |
Organisateur du financement de la chapelle (XVIe). |
| Pierre Gigoul - Procureur de la fabrique |
Acteur clé de la construction (XVIe siècle). |
| Pierre Ragueneau - Prêtre fermier de la cure |
Impliqué dans les travaux (XVIe siècle). |
| Thomas de Clermont - Seigneur de Saint-Georges |
Blason présent dans la chapelle (XVIe). |
| Michelle Huguet - Donatrice du tableau |
Légua un tableau classé (XVIe siècle). |
| Matthieu Dyonise - Sculpteur manceau |
*Saint Georges terrassant le dragon* (1597). |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Fraimbault fait partie de l’église Saint-Georges de Saint-Georges-de-la-Couée, dont les origines remontent au XIe siècle avec un modeste oratoire agrandi au XIIe siècle. À cette époque, les murs furent surélevés de 2 mètres, la nef allongée de 12 mètres, et une abside voûtée en cul-de-four fut ajoutée. Les ouvertures romanes élargies et les chapiteaux sculptés (représentant des forgerons, Daniel dans la fosse aux lions, et des motifs végétaux) témoignent de cette transformation majeure pour accueillir une population grandissante.
Au XVIe siècle, une chapelle latérale à deux travées fut construite au sud, financée par les paroissiens et la famille de Clermont, seigneurs locaux. Ce projet, mené par Jacques Coueffé (receveur général), Pierre Gigoul (procureur de la fabrique) et Pierre Ragueneau (prêtre), allie style gothique et ornementations Renaissance. Un pendentif sculpté porte les armes de Thomas de Clermont, et la chapelle abrite une Vierge à l’Enfant en bois (XIIIe–XIVe siècle) ainsi qu’un reliquaire contenant des fragments de saint Fraimbault.
Le chœur conserve des colonnes du XIIe siècle, initialement destinées à une voûte romane finalement reconstruite à la Renaissance (XVIe siècle) avec les armes des Clermont. La nef, épurée, cache des fresques des XVe–XVIe siècles sous son enduit. Des statues du XVIIe siècle (saint Augustin, sainte Marguerite) et un groupe en terre cuite de 1597 (Saint Georges terrassant le dragon), attribué à l’atelier de Matthieu Dyonise, complètent le décor. La chapelle fut classée monument historique en 1968, et son tableau du XVIe siècle, restauré en 2024, fut légué par Michelle Huguet, veuve d’un seigneur local.
À l’extérieur, le clocher couvert de bardeaux de châtaignier abrite une cloche offerte en 1816 par la famille de Montesquiou Fezensac, bénie sous le nom de Clodoalde Éloïde. Les blasons des Clermont d’Amboise, visibles au-dessus de la porte sud, rappellent leur contribution financière. L’édifice illustre ainsi l’évolution architecturale et religieuse de la Sarthe, marquée par l’influence des familles seigneuriales et la dévotion paroissiale.