Cession à l'abbaye Saint-Victor 1155 (≈ 1155)
L'évêque Aldebert cède la chapelle.
1294
Mention comme prieuré
Mention comme prieuré 1294 (≈ 1294)
Dépendant de La Canourgue, cité dans Balmelle.
XVIIe siècle (début)
État de dégradation avancée
État de dégradation avancée XVIIe siècle (début) (≈ 1715)
Nécessite réparations ou reconstruction.
1984
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 1984 (≈ 1984)
Arrêté du 16 juillet 1984.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Frézal (cad. B 1159) : inscription par arrêté du 16 juillet 1984
Personnages clés
Aldebert - Évêque de Mende
Cède la chapelle en 1155.
Saint Frézal - Saint local vénéré
Tombeau abrité dans la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Frézal
La chapelle Saint-Frézal de La Canourgue, située dans le département de la Lozère en Occitanie, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIIIe et XVIe siècles. Elle se distingue par son chevet et sa nef datant du XIIIe siècle, tandis que sa façade ouest, plus tardive, est attribuée au XVIe siècle. Cette chapelle votive, dédiée au culte de saint Frézal, présente un plan rectangulaire avec une nef de cinq travées voûtées en berceau brisé, et un cul-de-four d'abside surélevé par rapport à la couverture de la nef. Des vestiges de portes dans le mur sud suggèrent l'existence ancienne d'un prieuré adjacent.
La chapelle est installée sur un site antique marqué par une source et un bassin d'origine gauloise, ainsi que des vestiges gallo-romains, dont un cippe. En 1155, l'évêque de Mende, Aldebert, cède la chapelle à l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Mentionnée en 1294 comme prieuré dépendant de La Canourgue, elle pourrait dater du XIIe siècle selon certaines sources. Au début du XVIIe siècle, l'édifice, en très mauvais état, nécessite des réparations majeures, voire une reconstruction partielle. Inscrite aux monuments historiques en 1984, elle reste aujourd'hui propriété de la commune.
La chapelle Saint-Frézal illustre l'importance des lieux de pèlerinage médiévaux en Gévaudan, région où le culte des saints locaux, comme Frézal, jouait un rôle central dans la vie religieuse et communautaire. Son architecture mêle des éléments romans et des ajouts Renaissance, reflétant les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques sur plusieurs siècles. Les traces archéologiques environnantes soulignent la continuité d'occupation du site, depuis l'époque gauloise jusqu'à l'époque médiévale, en passant par la période gallo-romaine.