Frise chronologique
VIe siècle
Fondation par saint Fridolin
Fondation par saint Fridolin
VIe siècle (≈ 650)
Construction monastère et chapelle dédiée à saint Hilaire.
Xe ou XIe siècle
Construction du baptistère
Construction du baptistère
Xe ou XIe siècle (≈ 1150)
Baptistère en grès rose, vestige le plus ancien.
1633
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre
1633 (≈ 1633)
Chapelle ruinée durant la guerre de Trente Ans.
6 décembre 1898
Classement monument historique
Classement monument historique
6 décembre 1898 (≈ 1898)
Protection officielle des ruines de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines de la chapelle : classement par arrêté du 6 décembre 1898
Personnages clés
| Saint Fridolin - Missionnaire irlandais |
Fonda monastère et chapelle au VIe siècle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Fridolin était un édifice religieux situé dans la vallée du Schacheneck, près du hameau de Sparsbrod, à la limite des départements de la Moselle et du Bas-Rhin. Elle se trouvait sur le territoire de la commune d’Haselbourg, en région Grand Est. Aujourd’hui en ruines, son intérêt patrimonial réside principalement dans son baptistère médiéval, seul vestige subsistant.
Au VIe siècle, le missionnaire irlandais saint Fridolin aurait fondé un petit monastère et une chapelle dédiée à saint Hilaire, patron de l’abbaye de Poitiers où il avait été abbé. Ces constructions marquent l’implantation précoce du christianisme dans les Vosges. En 1633, la chapelle et le village voisin furent détruits pendant la guerre de Trente Ans, laissant le site à l’abandon.
Les ruines de la chapelle, dont le baptistère en grès rose monolithique orné d’arcatures romanes, datent du Xe ou XIe siècle. Ce baptistère, d’un diamètre de 1,30 mètre et d’une hauteur de 75 centimètres, est considéré comme le plus ancien vestige chrétien de la région. Il est protégé par un toit depuis sa classification au titre des monuments historiques par arrêté du 6 décembre 1898.
Le bâtiment actuel, bien que partiellement ruiné, présentait une structure simple avec un vaisseau unique et un chœur rectangulaire. Les rares éléments architecturaux datables, comme les nervures d’une voûte d’ogives scellées dans le chœur, suggèrent une reconstruction ou des modifications aux XIIIe ou XIVe siècles. La chapelle était située près d’une voie considérée comme romaine, dans une zone liée à l’abbaye d’Andlau.