Frise chronologique
vers 1080
Construction initiale
Construction initiale
vers 1080 (≈ 1080)
Édifiée par les moines de Charlieu.
1496-1510
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs
1496-1510 (≈ 1503)
Modifications architecturales et ajouts.
1948-1949
Restauration partielle
Restauration partielle
1948-1949 (≈ 1949)
Travaux sur les chapelles latérales.
1977
Classement MH
Classement MH
1977 (≈ 1977)
Inscription au titre des monuments historiques.
1979
Vol de deux tableaux
Vol de deux tableaux
1979 (≈ 1979)
*L’Éducation de la Vierge* et *La Déploration*.
1988-1991
Restauration complète
Restauration complète
1988-1991 (≈ 1990)
Campagne de conservation globale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Georges (ancienne église) (cad. AB 246) : inscription par arrêté du 4 mars 1977
Personnages clés
| Pierre Tricaud - Notaire local |
Armoiries dans la 3e chapelle (XVIe). |
| Zacharie Béred - Personnage influent |
Initiales « ZB » sur une clé de voûte. |
| Famille Moncorgé - Lignée noble |
Armoiries dans la chapelle du transept (1556). |
| Guillaume Perrier - Peintre (XVIIe) |
Auteur d’un tableau daté 1633. |
| Marie Clapisson - Fondatrice d’un établissement |
Représentée dans un tableau du XVIIIe. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Georges de Thizy, aujourd’hui intégrée à Thizy-les-Bourgs dans le Rhône, fut édifiée vers la fin du XIe siècle par les moines de Charlieu à la demande des habitants. Devenue église annexe de l’abbatiale Saint-Pierre de Thizy, elle conserva sa structure inchangée jusqu’en 1496, date à laquelle des agrandissements furent entrepris jusqu’en 1510. Ses chapelles latérales abritent des peintures murales des XVe, XVIe et XVIIe siècles, ainsi que des éléments lapidaires du XIIe siècle issus du prieuré de Bourg-de-Thizy.
Les restaurations partielles de 1948-1949, suivies d’une campagne complète entre 1988 et 1991, ont permis de préserver son patrimoine artistique exceptionnel. Parmi les œuvres notables figurent un bénitier du XVe siècle, deux statues de pierre du début XVIe (dont une Vierge des Bois), une chaire gravée de 1550, et des tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles. Deux œuvres majeures du XVIIe siècle, dont L’Éducation de la Vierge, furent volées en 1979. L’édifice, propriété communale, est inscrit aux monuments historiques depuis le 4 mars 1977.
Les armoiries et initiales visibles dans les chapelles (comme celles de Pierre Tricaud, notaire, ou de Zacharie Béred) témoignent des liens entre l’église et les familles locales aux XVIe et XVIIe siècles. La chapelle du transept expose notamment une Crucifixion datée de 1556 et des motifs décoratifs médiévaux (châblons, damiers). Son mobilier liturgique, incluant une tapisserie limite XVIIe-XVIIIe et un groupe sculpté du XVIIIe, reflète son évolution artistique sur sept siècles.
L’histoire de la chapelle est documentée par des études archéologiques, comme celles de Mathieu Méras (1988) sur L’Annonciation ou de Maryse Dal Zotto (1998) sur ses peintures murales. Ces travaux soulignent son rôle dans le patrimoine religieux rhônalpin, marqué par des influences bourguignonnes et lyonnaises. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en fait un témoin clé de l’art sacré en Auvergne-Rhône-Alpes.