Construction de la chapelle 2e moitié XIe siècle - 1ère moitié XIIe siècle (≈ 1150)
Édification à Bouillé, près d’Avranches.
1843
Sauvetage du portail
Sauvetage du portail 1843 (≈ 1843)
Reconstruction dans le Jardin des Plantes.
14 mai 1937
Classement monument historique
Classement monument historique 14 mai 1937 (≈ 1937)
Inscription du portail roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail roman, dans le Jardin des Plantes : inscription par arrêté du 14 mai 1937
Personnages clés
Dupont - Propriétaire de la chapelle
Donna le portail en 1843.
Évêque d'Avranches - Autorité religieuse locale
Nommait le chapelain, percevait la dîme.
Origine et histoire
Le portail de la chapelle Saint-Georges-de-Bouillé est le seul vestige conservé d’une ancienne chapelle catholique située à l’origine au lieu-dit Bouillé, à l’ouest du Val-Saint-Père, près de l’estuaire de la Sée. Construite entre la seconde moitié du XIe siècle et la première moitié du XIIe siècle, elle était dédiée à saint Georges et à saint Hubert. Ce dernier était invoqué pour soigner la rage : une clé, touchée à son effigie puis chauffée, était appliquée sur les plaies des malades comme remède. La chapelle dépendait de l’évêque d’Avranches, qui en nommait le chapelain et percevait la dîme.
En 1843, le portail roman, menacé de destruction, fut sauvé par la Société d’archéologie d’Avranches. Un certain Dupont, propriétaire des lieux, en fit don et finança son transport vers le Jardin des Plantes d’Avranches, où il fut reconstruit en conservant son orientation d’origine. Le site choisi offrait une vue sur le mont Saint-Michel et la grève de Bouillé. Ce portail, exemple rare d’architecture romane normande, fut inscrit aux monuments historiques le 14 mai 1937.
Aujourd’hui intégré au paysage du Jardin des Plantes, le portail rappelle l’histoire religieuse et médiévale de la région. Son déplacement au XIXe siècle illustre les efforts de préservation du patrimoine local, alors que de nombreux édifices disparaissaient. La chapelle originale, disparue, était un lieu de pèlerinage lié aux cultes de saint Georges et saint Hubert, reflétant les pratiques religieuses et médicales de l’époque.