Frise chronologique
1075-1080
Construction initiale
Construction initiale
1075-1080 (≈ 1078)
Fondation par Guillaume Ier de Briouze.
1572
Arrivée des d’Orglandes
Arrivée des d’Orglandes
1572 (≈ 1572)
Début de leur seigneurie sur Briouze.
1866
Effondrement de la nef
Effondrement de la nef
1866 (≈ 1866)
Démolition partielle de l’église.
1867
Remontage du portail
Remontage du portail
1867 (≈ 1867)
Portail roman replacé contre le chœur.
1943
Inscription du site
Inscription du site
1943 (≈ 1943)
Chapelle et cimetière protégés.
1975
Classement MH
Classement MH
1975 (≈ 1975)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Gervais (cad. AI 67) : inscription par arrêté du 24 mars 1975
Personnages clés
| Guillaume Ier de Briouze - Seigneur et fondateur |
Compagnon de Guillaume le Conquérant. |
| Guillaume le Conquérant - Figure associée |
Représenté sur un tympan (tradition). |
| Nicolas d’Orglandes - Seigneur de Briouze |
Obtient l’érection en comté (Louis XIV). |
| Nicolas Charles d’Orglandes - Dernier prieur |
Décédé en 1748, inhumé dans la chapelle. |
| François d’Orglandes - Ancêtre seigneurial |
Acquiert Briouze en 1572. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Gervais de Briouze, édifice catholique de style roman, fut construite entre 1075 et 1080 à l’initiative de Guillaume Ier de Briouze, compagnon de Guillaume le Conquérant. Elle faisait partie d’un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Florent de Saumur, et fut consacrée aux saints Gervais et Protais. Aujourd’hui, il n’en subsiste que le chœur et l’absidiole, après l’effondrement de la nef en 1866 et la démolition partielle qui s’ensuivit.
Au fil des siècles, la chapelle fut liée à la famille d’Orglandes, seigneurs de Briouze à partir de 1572. Nicolas d’Orglandes obtint même l’érection de la baronnie en comté sous Louis XIV. Plusieurs membres de cette famille y furent inhumés, et leur influence perdura jusqu’au XIXe siècle. La chapelle, désaffectée après 1866, abrite encore des sépultures et des traces sculpturales, dont un tympan représentant peut-être Guillaume le Conquérant.
Classée monument historique en 1975, la chapelle a fait l’objet de restaurations partielles, notamment en 1867, où son portail roman fut remonté contre le chœur restant. Des fresques médiévales, encore cachées sous des badigeons, pourraient orner ses murs. Aujourd’hui fermée au public en raison de son état, elle bénéficie d’un projet de sauvegarde porté par la mairie de Briouze et l’association Les Amis du Houlme, avec le soutien du ministère de la Culture.
Architecturalement, l’édifice mêle granite et grès, avec des arcs roman en calcaire et des baies en plein cintre. Son chevet semi-circulaire, percé de cinq arcades, et ses contreforts plats typiques de l’art roman en font un témoignage rare de l’époque. Le mobilier conservé (maître-autel, statues, tableau) est également protégé au titre des objets historiques.
Le site, incluant la chapelle et son cimetière, est inscrit depuis 1943 pour son intérêt archéologique. Bien que partiellement détruite, elle reste un symbole du patrimoine religieux normand, lié à l’histoire des seigneurs locaux et à la fondation monastique médiévale.