Frise chronologique
1210
Cession aux cisterciens d’Aubepierre
Cession aux cisterciens d’Aubepierre
1210 (≈ 1210)
Transfert contre un cens annuel.
milieu du XIIe siècle
Première attestation de la chapelle
Première attestation de la chapelle
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Appartenait aux chanoines réguliers d’Aureil.
1631
Réalisation du lambris peint
Réalisation du lambris peint
1631 (≈ 1631)
Décor symbolique sur le thème du Rosaire.
13 février 2004
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 février 2004 (≈ 2004)
Inscription de la chapelle en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle, en totalité (cad. BM 13) : inscription par arrêté du 13 février 2004
Personnages clés
| Chanoines réguliers d'Aureil - Propriétaires initiaux (XIIe siècle) |
Premiers attestés comme détenteurs de la chapelle. |
| Moines cisterciens d'Aubepierre - Acquéreurs en 1210 |
Obtiennent la chapelle contre un cens. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Gilles des Forges, située à Fresselines, est un édifice rénové au XVIIe siècle, caractérisé par une architecture simple : une construction rectangulaire dotée d’un clocheton et de contreforts en micaschiste. Son intérieur abrite un lambris de couvrement peint en 1631, représentant un rare décor symbolique dédié au Rosaire. Ce monument, bien que modeste, témoigne d’une tradition artistique et religieuse locale marquée par des influences monastiques.
L’histoire de la chapelle remonte au moins au XIIe siècle, époque où elle appartenait aux chanoines réguliers d’Aureil. En 1210, les moines cisterciens d’Aubepierre en prirent le contrôle en échange d’un cens annuel. Les archives suggèrent qu’à la charnière des XVIe et XVIIe siècles, le lieu de culte aurait pu bénéficier d’un patronage seigneurial, bien que son statut exact avant la Révolution reste flou. Ces transferts de propriété illustrent les dynamiques religieuses et féodales de la région.
La chapelle, classée Monument Historique en 2004, conserve des traces de son passé médiéval tout en reflétant les transformations architecturales et artistiques de la première moitié du XVIIe siècle. Son décor peint, daté précisément de 1631, en fait un exemple notable de l’art religieux de l’époque, mêlant symbolisme marial et savoir-faire artisanal local. Aujourd’hui propriété communale, elle reste un témoignage tangible de l’héritage spirituel et historique de Fresselines.