Fondation du prieuré entre 1025 et 1040 (≈ 1040)
Par le duc Alain III de Bretagne
XIIIe et XIVe siècles
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIIe et XIVe siècles (≈ 1450)
Pour les moines du prieuré
1453
Séjour des commissaires
Séjour des commissaires 1453 (≈ 1453)
Procès de canonisation de Vincent Ferrier
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Destruction probable pendant la Révolution
3 avril 1939
Classement du portail
Classement du portail 3 avril 1939 (≈ 1939)
Inscrit aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail (cad. AS 263) : inscription par arrêté du 3 avril 1939
Personnages clés
Alain III de Bretagne - Duc de Bretagne
Fonda le prieuré au XIe siècle
Pierre Abélard - Philosophe et théologien
Aurait séjourné au prieuré (tradition orale)
Vincent Ferrier - Prédicateur dominicain
Canonisation liée à un séjour en 1453
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Guen
La chapelle Saint-Guen de Vannes était une ancienne chapelle priorale construite aux XIIIe et XIVe siècles pour les moines du prieuré Saint-Guen, lui-même fondé entre 1025 et 1040 par le duc Alain III de Bretagne. Ce prieuré, dépendant de l’abbaye Saint-Gildas de Rhuys, aurait selon la tradition accueilli Pierre Abélard au XIIe siècle, bien que cette information repose sur des récits oraux non confirmés. La chapelle et le prieuré, vendus comme biens nationaux en 1791 pendant la Révolution, furent détruits à cette époque.
Le portail de la chapelle, seul vestige encore visible, est un exemple d’architecture gothique avec une forme ogivale. Il est orné d’un écusson gravé représentant un chevron et trois pièces buchées, symbole probablement lié à ses fondateurs ou protecteurs. Classé monument historique en 1939, ce portail se dresse aujourd’hui dans un parc de Vannes, à l’emplacement originel de la chapelle. L’église Saint-Guen, construite dans les années 1960, occupe désormais l’espace de l’ancien prieuré.
La chapelle joua un rôle dans l’histoire religieuse locale, notamment en 1453, lorsque les commissaires du procès en canonisation de Vincent Ferrier y séjournèrent pour échapper à la peste ravageant Vannes. Ce lieu illustre ainsi les liens entre pouvoir ducal, vie monastique et contexte sanitaire en Bretagne médiévale et moderne. Son portail, témoin silencieux, rappelle l’importance des prieurés dans le paysage religieux et architectural de la région.