Origines de l'édifice IXe-Xe siècles (≈ 1050)
Parties les plus anciennes construites.
XIIe siècle
Association au château
Association au château XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle proche d'un château médiéval.
1652
Rmaniement du XVIIe siècle
Rmaniement du XVIIe siècle 1652 (≈ 1652)
Date gravée sur le chevet.
Années 1950
Menace de ruine signalée
Menace de ruine signalée Années 1950 (≈ 1950)
État critique avant restauration.
1975
Restauration du toit
Restauration du toit 1975 (≈ 1975)
Travaux initiés par les propriétaires.
15 mars 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 15 mars 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. BC 9) : classement par arrêté du 15 mars 1993
Personnages clés
Roger Gand - Historien de l'art
A signalé la ruine en 1950.
Familles Roger, Decq, Hillion, Jaffré - Propriétaires depuis le XVIIIe
Gèrent château et chapelle associés.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Gunthiern de Locoyarn
La chapelle Saint-Gunthiern, située au lieu-dit Locoyarn sur la commune d’Hennebont (Morbihan), est un édifice roman dont les parties les plus anciennes datent des IXe et Xe siècles. Elle fut profondément remaniée au XVIIe siècle, comme en témoigne la date de 1652 gravée sur le mur sud du chevet. À l’origine, elle était associée à un château du XIIe siècle, toujours propriété de la même famille depuis le XVIIIe siècle (Roger, Decq, Hillion, Jaffré). La découverte d’une monnaie du Bas-Empire dans une sépulture intérieure atteste d’une occupation ancienne du site.
La chapelle, classée monument historique en 1993, se compose d’une nef flanquée de bas-côtés et d’un chœur à chevet plat, sans transept. Son architecture romane se caractérise par des fenêtres en plein cintre, des contreforts plats, et un arc diaphragme à double rouleaux. Les chapiteaux et pseudo-chapiteaux, sculptés de motifs géométriques (losanges, entrelacs) et d’animaux stylisés (dragon, bélier), révèlent une influence artistique régionale. Deux graffitis romans, dont une crucifixion, sont visibles sur un pilier.
Menacée de ruine dans les années 1950, la chapelle fut sauvée par une restauration du toit en 1975, initiée par ses propriétaires. Malgré ces travaux, l’édifice nécessiterait une réfection plus approfondie. Ses similitudes avec l’église Saint-Gilles d’Hennebont, notamment dans les matériaux (granit rose, grès jaune) et la forme des fenêtres, soulignent son ancrage dans le patrimoine roman breton.