Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot à Plonévez-du-Faou dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot

  • 12-15 Saint-Herbot
  • 29530 Plonévez-du-Faou
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot
Crédit photo : Moreau.henri - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1389
Indulgences papales
1498
Début du porche sud
1509
Soutien d'Anne de Bretagne
1516
Construction du portail
1545
Agrandissement de la chapelle
1556
Pose des vitraux
1558
Ajout de l'ossuaire
1575
Construction du calvaire
1616-1619
Renforcement du chevet
1845-1847
Restauration du clocher
1902
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle (cad. WK 209) : classement par arrêté du 29 janvier 1902 ; Calvaire : classement par arrêté du 2 février 1918

Personnages clés

Saint Herbot Saint protecteur des troupeaux, associé à la chapelle.
Urbain VI Pape ayant accordé des indulgences pour la reconstruction de la chapelle.
Jean V Duc ayant soutenu la chapelle par un don.
Anne de Bretagne Duchesse ayant accordé une rente à la chapelle.
Prosper Mérimée Inspecteur des monuments historiques ayant recommandé la conservation de la chapelle.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Herbot de Saint-Herbot

La chapelle de Saint-Herbot, à Plonévez-du-Faou, s'est développée sur le site légendaire de l'ermitage du saint protecteur des troupeaux et a été un important lieu de pèlerinage. Elle a conservé ses trois nefs avec leurs autels de pèlerinage ; le chœur conserve une clôture en bois sculpté, des stalles et un porte-lumières en fer forgé. Les trois vitraux du chevet portent la date de 1556. De part et d'autre de la porte du jubé, deux tables de granit recevaient le crin coupé aux queues des bovins amenés en pèlerinage. Le portail daté de 1516 est orné des statues des douze apôtres et surmonté d'une statue de saint Herbot ; la tour carrée s'ouvre par de longues baies ogivales et le calvaire porte une crucifixion. Une chapelle antérieure, qui abritait les reliques du saint, existait avant la guerre de Succession et fut ruinée ; en 1389 le pape Urbain VI accorda des indulgences pour son rétablissement. La famille ducale a soutenu la chapelle, notamment par un don de Jean V (1423-1426) et par les lettres patentes d'Anne de Bretagne en 1509 poursuivant une rente de dix livres au bénéfice de l'édifice. À la fin du XVe siècle, des inscriptions portées sur l'édifice permettent de dater plusieurs campagnes de construction et d'agrandissement. En 1498 débute l'édification du porche sud, achevé environ dix ans plus tard. En 1516 sont entrepris le portail occidental, la tour-clocher et la chapelle qui flanque la tour au sud. En 1545 cette chapelle annexe est agrandie et voûtée ; la même campagne comprend la réfection de la partie ouest du mur du bas-côté méridional, la tourelle d'escalier menant au comble du porche et le remontage du mur-pignon est avec réemploi du remplage de la maîtresse-vitre. Les trois verrières du chevet sont posées en 1556 et, en 1558, un petit ossuaire de style Renaissance est ajouté à l'ouest du porche sud. Le calvaire complète l'ensemble en 1575. Le mur du chevet est renforcé et doté de contreforts à lanternons entre 1616 et 1619. L'édifice a été confié aux Carmes déchaussés de Rennes et le dernier prieur résident est mort en 1773 ; à partir de 1822 Saint-Herbot est érigé en paroisse. Prosper Mérimée visita la chapelle en 1835 et recommanda sa conservation, ce qui contribua à l'octroi de crédits de la Direction des Beaux-Arts en 1845-1846 pour réparer les lézardes du clocher signalées dès 1774 ; les travaux sont achevés en 1847. En 1858 l'escalier d'accès nord est remplacé par un escalier à double pente en forme de fer-à-cheval provenant probablement du château du Rusquec. Les vitraux ont été restaurés et complétés en 1886 par l'atelier du Carmel du Mans. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 29 janvier 1902 ; le calvaire est classé le 2 février 1918 et l'ensemble du placître avec sa clôture et ses arbres est inscrit au titre des sites le 9 mai 1931. Des campagnes de restauration ont encore lieu au XXe siècle, notamment la réfection du lambris en 1974 et des travaux sur la tour ouest en 2002.

Liens externes