Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice roman et dépendance templière supposée.
1891
État de ruine signalé
État de ruine signalé
1891 (≈ 1891)
Visite pastorale mentionnant son abandon.
1899
Restauration partielle
Restauration partielle
1899 (≈ 1899)
Messes occasionnelles après réparations.
20 janvier 1983
Classement MH
Classement MH
20 janvier 1983 (≈ 1983)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Honorat, au Plan de Paillerols (cad. E 402) : classement par arrêté du 20 janvier 1983
Personnages clés
| Bartel - Historien ou archiviste |
Premier à mentionner le prieuré. |
| G. Barruol - Historien local |
Évoque une dépendance templière. |
| R. Collier - Auteur d'une description |
Détaille l'architecture romane du site. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Honorat, aussi appelée prieuré Saint-Blaise, est un édifice roman du XIIIe siècle situé aux Mées, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Elle est mentionnée comme dépendant de l’abbaye de Boscodon, avec une titulature variable entre saint Blaise et saint Honorat. Son tympan monolithe, orné d’une croix ancrée, et ses voûtes en plein cintre témoignent de son architecture romane. Elle servit d’église paroissiale pour le Plan-des-Mées avant d’être abandonnée.
Les sources historiques indiquent qu’elle fut répertoriée comme ruine en 1891, puis partiellement restaurée avant 1899. À cette époque, elle accueillait encore quelques messes annuelles. La chapelle est classée monument historique depuis 1983 pour son intérêt architectural et religieux, notamment ses structures romanes (nef, faux transept, chevet plat) et son autel tabulaire d’origine.
Son histoire est liée à l’ordre du Temple au XIIIe siècle selon certaines sources, bien que sa dépendance principale reste l’abbaye de Boscodon. Le site, entouré d’un cimetière, conserve deux portes d’accès : l’une à l’ouest avec un tympan sculpté, l’autre au sud ouvrant sur le cimetière. Une baie ébrasée éclaire l’intérieur, où subsistent des éléments d’origine comme les pilastres et encadrements de baies.
Les archives mentionnent des confusions entre les titulatures de saint Blaise et saint Honorat, reflétant peut-être des changements de vocation ou des erreurs de transcription. La chapelle, bien que désaffectée, reste un témoignage de l’architecture religieuse médiévale provençale, avec des influences templières et bénédictines. Son classement en 1983 a permis sa préservation malgré son abandon cultuel.
Les descriptions architecturales soulignent son plan cruciforme, ses voûtes en plein cintre et son autel tabulaire, caractéristiques des églises romanes rurales. Le tympan ouest, avec sa croix ancrée, est un élément remarquable, tout comme les encadrements des baies datant probablement du XIIIe siècle. Ces détails confirment son appartenance à la période médiévale provençale.
Aujourd’hui propriété communale, la chapelle Saint-Honorat illustre le patrimoine religieux des Alpes-de-Haute-Provence. Son histoire, entre prieuré, église paroissiale et monument classé, reflète les évolutions culturelles et religieuses de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à sa protection moderne.