Frise chronologique
1656
Rénovation attestée
Rénovation attestée
1656 (≈ 1656)
Travaux mentionnés par l’abbé Bernois
XVIIe siècle
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques
XVIIe siècle (≈ 1750)
Fresques *a secco* représentant des saints
13 mars 1991
Inscription MH
Inscription MH
13 mars 1991 (≈ 1991)
Chapelle et église Saint-Jacques classées
début des années 2000
Restauration récente
Restauration récente
début des années 2000 (≈ 2000)
Travaux de préservation des décors
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Abbé Bernois - Clergé local |
Atteste la rénovation de 1656 |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Hubert est un édifice religieux situé à Courcelles-le-Roi, dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire. Elle est étroitement liée à l’église Saint-Jacques-le-Majeur, avec laquelle elle forme un ensemble inscrit aux Monuments historiques depuis le 13 mars 1991. Deux ouvertures murées suggèrent une construction aux XVIe ou XVIIe siècles, tandis que les baies actuelles en brique datent du XIXe siècle. Une rénovation attestée en 1656 par l’abbé Bernois marque son histoire architecturale.
La chapelle abrite des fresques a secco du XVIIe siècle, représentant des saints comme Hubert, Apolline, Geneviève et Antoine. Elle possède également un autel baroque et des vitraux, témoignant de son riche patrimoine artistique. Une restauration au début des années 2000 a permis de préserver ces éléments. La paroisse dépend du diocèse d’Orléans, dans la zone pastorale de la Beauce, et relève de la province ecclésiastique de Tours.
Située dans le centre du village, rue du Tertre, la chapelle se trouve derrière l’église paroissiale. Son rôle dans la communauté locale, bien que non détaillé, s’inscrit dans le cadre des pratiques religieuses et culturelles de la Beauce, région marquée par une tradition agricole et un patrimoine religieux dense. Les monuments comme celui-ci servaient souvent de lieux de dévotion, de rassemblement, et de marqueurs identitaires pour les villages ruraux.
L’inscription aux Monuments historiques en 1991 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour ses décors intérieurs. Les fresques, typiques de l’art religieux post-Renaissance, offrent un aperçu des croyances et des techniques artistiques de l’époque. Leur thème hagiographique reflète les dévocions populaires, comme celle à saint Hubert, patron des chasseurs, particulièrement vénéré en milieu rural.
La mention de l’abbé Bernois, bien que brève, indique l’implication du clergé local dans l’entretien et l’embellissement de l’édifice. Les vitraux et l’autel baroque, ajoutés ou modifiés au fil des siècles, illustrent l’évolution des goûts liturgiques. La restauration récente témoigne d’une volonté contemporaine de sauvegarder ce patrimoine, souvent menacé par le temps et le manque de moyens dans les petites communes.
Enfin, l’appartenance de Courcelles au doyenné Beauce-Pithiviers et à la province de Tours situe la chapelle dans un réseau ecclésiastique plus large. Ce contexte régional, marqué par des échanges culturels et religieux entre Orléans et les campagnes environnantes, a probablement influencé son iconographie et son architecture. Les chapelles comme Saint-Hubert jouaient un rôle central dans la vie spirituelle et sociale des paroisses, notamment avant la Révolution.