Fondation de l'hospitium XIIe siècle (≈ 1250)
Les évêques de Besançon fondent un hospitium pour l'assistance aux malades.
1291
Remise du domaine
Remise du domaine 1291 (≈ 1291)
Le domaine est remis au clerc Nicolas pour sa jouissance et son entretien.
4e quart XIIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 4e quart XIIIe siècle (≈ 1387)
Édification de la chapelle Saint-Igny dans sa forme actuelle.
XVe siècle
Ajout de statues
Ajout de statues XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d'une Vierge à l'Enfant et d'une statue de saint Aignan.
16 mai 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 16 mai 1979 (≈ 1979)
La chapelle est inscrite aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Igny (cad. D 174) : inscription par arrêté du 16 mai 1979
Personnages clés
Eudes de Rougemont
Archevêque de Besançon ayant rattaché les revenus de la chapelle au chapitre de Besançon.
Nicolas
Clerc ayant eu la jouissance du domaine en 1291.
Saint Aignan
Huitième évêque de Besançon et saint patron de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Igny
La chapelle Saint-Igny, propriété de la commune de Villers-le-Sec, se situe en Haute-Saône et constitue l’un des rares témoignages de l’architecture romane du département; elle a été inscrite aux monuments historiques le 16 mai 1979. À l’origine, elle dépendait de la commune de Noroy-le-Bourg, où les évêques de Besançon se constituèrent un domaine temporel à partir du XIIe siècle. Sa fondation tient à la volonté de ces évêques d’implanter sur leur territoire un hospitium, institution chargée de l’assistance en vertu de la tradition chrétienne médiévale, à une époque marquée par famines et épidémies, notamment le mal des ardents. La dédicace à saint Aignan, huitième évêque de Besançon et découvreur des reliques de saint Ferjeux et saint Ferréol, rappelle cette vocation de soin et de guérison. Les documents relatifs à l’hospitium sont rares; la chapelle seule subsiste, hormis une mention du XIVe siècle où Eudes de Rougemont, archevêque de Besançon, rattache les revenus de la « capellam et dominum sancti Aniani propè Noroy » au chapitre de Besançon. Le domaine était asencé; en 1291 il fut notamment remis au clerc Nicolas, qui en eut la jouissance et devait veiller au mobilier et aux instruments, et laisser une bonne charrue s’il cessait d’en jouir. L’édifice paraît avoir été plus vaste; il se compose aujourd’hui d’une nef unique en deux travées. La charpente repose sur une poutre maîtresse appuyée sur deux chapiteaux sculptés, et un arc triomphal sépare la nef de l’abside, en cul-de-four à l’intérieur et à trois pans à l’extérieur. Cinq baies romanes éclairent l’intérieur et huit contreforts soutiennent les poussées de la toiture en lave. Le sanctuaire conserve un Christ en croix en bois polychrome du XIIIe siècle, une Vierge à l’Enfant du XVe siècle et une statue de saint Aignan du XVe siècle; au sol, une tombe anonyme porte une croix en relief. Sources : Portail de l’architecture chrétienne, Portail de la Haute-Saône et Portail des monuments historiques français.