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Chapelle Saint-Jacques à Maule dans les Yvelines

Chapelle Saint-Jacques

  • 3-7 Côte du Cimetière
  • 78580 Maule
Crédit photo : Spedona - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
0 Côte du Cimetière 78580 Maule

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1280
Sépulture des victimes de la peste
XIIIe siècle
Construction initiale
1766
Devenue chapelle de cimetière
XIXe siècle
Remaniments architecturaux
17 octobre 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Jacques (cad. D6 966) : inscription par arrêté du 17 octobre 1988

Personnages clés

Henri de Maule - Baron et commanditaire Fonda la chapelle vers 1304.
Mademoiselle Landouiette de Logivière - Dernière seigneur de Maule Tombe sous le porche (1770).
Abbé Jean-Baptiste Réal - Religieux local Tombeau intégré au chevet.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Jacques, située dans le cimetière de Maule (Yvelines), trouve ses origines au XIIIe siècle, lorsque le baron Henri de Maule (mort vers 1304) en ordonne la construction. L’édifice actuel, probablement reconstruit au XVe siècle, servit dès 1280 de sépulture aux victimes de la peste. En 1766, elle devient officiellement la chapelle du cimetière. Son architecture combine des éléments médiévaux (voûtes ogivales, culs-de-lampe sculptés) et des ajouts postérieurs, comme le porche abritant la tombe de Mademoiselle Landouiette de Logivière (décédée en 1770), avant-dernière seigneur de Maule.

Au XIXe siècle, la chapelle subit des remaniements légers, tandis que son entrée, plus récente, fut utilisée comme remise pour le corbillard communal tiré par un cheval. À l’intérieur, une fresque restaurée et sept contreforts extérieurs (dont un intégré au tombeau de l’abbé Jean-Baptiste Réal) soulignent son caractère hybride, entre lieu de culte et mémorial. L’édifice, inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1988, conserve aussi des traces de sa fonction funéraire, comme les voûtes reposant sur des motifs floraux et des angelots.

La chapelle illustre l’évolution des pratiques religieuses et funéraires en Île-de-France, passant d’un oratoire seigneurial à un espace communal. Son histoire reflète aussi les épidémies médiévales (peste de 1280) et l’adaptation des bâtiments religieux aux besoins locaux, comme en témoigne son usage tardif pour abriter le corbillard. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un témoignage architectural des XIIIe, XVe et XIXe siècles, marqué par des figures locales comme Henri de Maule ou l’abbé Réal.

Liens externes

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