Sépulture des victimes de la peste 1280 (≈ 1280)
Première fonction funéraire attestée.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Commandée par Henri de Maule.
1766
Devenue chapelle de cimetière
Devenue chapelle de cimetière 1766 (≈ 1766)
Changement de vocation officielle.
XIXe siècle
Remaniments architecturaux
Remaniments architecturaux XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications légères et nouvelle entrée.
17 octobre 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 17 octobre 1988 (≈ 1988)
Protection patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jacques (cad. D6 966) : inscription par arrêté du 17 octobre 1988
Personnages clés
Henri de Maule - Baron et commanditaire
Fonda la chapelle vers 1304.
Mademoiselle Landouiette de Logivière - Dernière seigneur de Maule
Tombe sous le porche (1770).
Abbé Jean-Baptiste Réal - Religieux local
Tombeau intégré au chevet.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jacques, située dans le cimetière de Maule (Yvelines), trouve ses origines au XIIIe siècle, lorsque le baron Henri de Maule (mort vers 1304) en ordonne la construction. L’édifice actuel, probablement reconstruit au XVe siècle, servit dès 1280 de sépulture aux victimes de la peste. En 1766, elle devient officiellement la chapelle du cimetière. Son architecture combine des éléments médiévaux (voûtes ogivales, culs-de-lampe sculptés) et des ajouts postérieurs, comme le porche abritant la tombe de Mademoiselle Landouiette de Logivière (décédée en 1770), avant-dernière seigneur de Maule.
Au XIXe siècle, la chapelle subit des remaniements légers, tandis que son entrée, plus récente, fut utilisée comme remise pour le corbillard communal tiré par un cheval. À l’intérieur, une fresque restaurée et sept contreforts extérieurs (dont un intégré au tombeau de l’abbé Jean-Baptiste Réal) soulignent son caractère hybride, entre lieu de culte et mémorial. L’édifice, inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1988, conserve aussi des traces de sa fonction funéraire, comme les voûtes reposant sur des motifs floraux et des angelots.
La chapelle illustre l’évolution des pratiques religieuses et funéraires en Île-de-France, passant d’un oratoire seigneurial à un espace communal. Son histoire reflète aussi les épidémies médiévales (peste de 1280) et l’adaptation des bâtiments religieux aux besoins locaux, comme en témoigne son usage tardif pour abriter le corbillard. Aujourd’hui propriété de la commune, elle reste un témoignage architectural des XIIIe, XVe et XIXe siècles, marqué par des figures locales comme Henri de Maule ou l’abbé Réal.