Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édifiée comme halte pour pèlerins.
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Sculptures endommagées par les conflits.
1846
Classement monument historique
Classement monument historique 1846 (≈ 1846)
Façade protégée par liste officielle.
1883
Démontage et remontage
Démontage et remontage 1883 (≈ 1883)
Façade déplacée dans les jardins Groslot.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade, déposée et réédifiée dans le jardin de l'Hôtel de Ville : classement par liste de 1846
Personnages clés
Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur des Monuments historiques
A sauvé la façade en 1883.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jacques
La chapelle Saint-Jacques d’Orléans est un vestige médiéval du XVe siècle, initialement édifié comme halte pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Originellement située à l’angle des rues Saint-Jacques et des Hôtelleries Saint-Catherine, elle symbolisait l’accueil des voyageurs dans une ville alors marquée par les échanges religieux et commerciaux. Sa façade, de style gothique flamboyant, reflète l’architecture sacrée de l’époque, avec des sculptures représentant des pèlerins, aujourd’hui érodées par le temps et les conflits.
À la fin du XIXe siècle, la chapelle, menacée par la construction du quartier des halles, fut sauvée grâce à l’intervention de Prosper Mérimée. En 1883, sa façade fut démontée et remontée dans les jardins de l’hôtel Groslot (actuel hôtel de ville), où elle subsiste comme témoin fragmentaire du patrimoine religieux orléanais. Classée monument historique dès 1846, elle illustre aussi les défis de la préservation face à l’urbanisation moderne, tout en évoquant les guerres de Religion du XVIe siècle qui marquèrent la région.
Aujourd’hui, la chapelle se réduit à sa façade, ornée de deux portes en arc brisé et de fenêtres asymétriques, intégrée au paysage des jardins publics. Bien que les sculptures soient en mauvais état, elles rappellent le rôle central d’Orléans comme étape sur les routes de pèlerinage médiévales. Ce vestige, propriété de la commune, offre un aperçu de l’histoire religieuse et architecturale du Loiret, entre dévotion, art gothique et transformations urbaines.