Frise chronologique
1626–1627
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1626–1627 (≈ 1627)
Fondée par Jacques de Landsberg et Amélie Zand.
1866
Don à la paroisse
Don à la paroisse
1866 (≈ 1866)
Cédée par Nicolas Schir, vicaire général.
29 avril 1931
Classement monument historique
Classement monument historique
29 avril 1931 (≈ 1931)
Inscription par arrêté ministériel.
1982–1985
Restauration moderne
Restauration moderne
1982–1985 (≈ 1984)
Travaux de conservation menés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jacques : inscription par arrêté du 29 avril 1931
Personnages clés
| Jacques de Landsberg - Fondateur et commanditaire |
Finança la construction en 1626–1627. |
| Amélie Zand de Merl - Co-commanditaire |
Épouse de Jacques de Landsberg. |
| Nicolas Schir - Donateur en 1866 |
Vicaire général, offrit la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jacques de Mutzig, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, a été construite entre 1626 et 1627 sous l’impulsion de Jacques de Landsberg et de son épouse Amélie Zand de Merl. Elle rend hommage à saint Jacques le Mineur, comme l’indiquent les dates gravées sur le linteau sud, le relief supérieur, et les chaînes d’angle. À l’origine, elle remplaçait un village disparu au XIVe siècle, Wege (ou Weykirchel), et était entourée d’un enclos funéraire. Un ermite, logé au-dessus du porche, en assurait l’entretien jusqu’au XIXe siècle.
L’édifice, de plan allongé, se compose d’une nef unique ouvrant sur un chevet semi-circulaire à trois pans coupés, couvert d’une toiture à double pan. Ses façades nord et sud présentent des portails rectangulaires (celui du sud surmonté d’un bas-relief sculpté) et des baies en arc brisé. Un clocheton coiffe l’arête faîtière, tandis qu’un escalier extérieur mène à l’étage du porche, autrefois habité. La chapelle, classée monument historique en 1931, a été restaurée entre 1982 et 1985 après son don à la paroisse de Mutzig en 1866 par Nicolas Schir, vicaire général.
Fondée comme lieu de culte et de mémoire, la chapelle illustre l’architecture religieuse alsacienne du XVIIe siècle, mêlant simplicité structurelle et détails ornementaux. Son isolement dans les prés et son histoire liée à la famille de Landsberg en font un témoignage rare des pratiques dévote et funéraire de l’époque. Les moulurations entrecroisées des portes, les fenêtres à meneau, et le plafond à solives apparentes soulignent son caractère à la fois utilitaire et symbolique.
Le site, initialement associé à un petit cimetière, perdit cette fonction au fil des siècles, mais conserva son rôle spirituel. La restauration moderne a permis de préserver ses éléments originaux, dont les dates gravées (1626–1627) et les armes des fondateurs, aujourd’hui visibles. La chapelle reste propriété communale et témoigne de la piété des élites locales sous l’Ancien Régime.