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Frise chronologique
VIIIe-IXe siècles
Premières sépultures
Premières sépultures
VIIIe-IXe siècles (≈ 950)
Fouilles révélant des tombes maçonnées près de la chapelle.
1003
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1003 (≈ 1003)
Reconstruction de l’abbaye Notre-Dame et édification du bâtiment.
XVIe siècle
Désaffectation et cession
Désaffectation et cession
XVIe siècle (≈ 1650)
Transformée en cellier par un vigneron laïc.
17 août 1945
Classement Monument historique
Classement Monument historique
17 août 1945 (≈ 1945)
Protection officielle de l’édifice par arrêté ministériel.
années 1970
Rachat par la ville
Rachat par la ville
années 1970 (≈ 1970)
Acquisition lors de la destruction d’un îlot insalubre.
1984
Début des restaurations
Début des restaurations
1984 (≈ 1984)
Travaux incluant la reconstitution de l’absidiole.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jean : classement par arrêté du 17 août 1945
Personnages clés
| Diacre maître de chœur - Personnage commémoré |
Plaque funéraire dédiée dans la chapelle. |
| Henri Boucher - Propriétaire au XIXe siècle |
Utilisa la chapelle comme cellier à cuves. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean d’Argenteuil, située dans le Val-d’Oise, est un rare exemple d’architecture romane en Île-de-France, fondé en 1003 lors de la reconstruction de l’abbaye bénédictine Notre-Dame. Des fouilles en 1942 ont révélé des sépultures maçonnées des VIIIe-IXe siècles, suggérant une occupation religieuse dès le haut Moyen Âge. Son usage exact reste incertain, mais l’hypothèse d’une chapelle sépulcrale est privilégiée. L’édifice, de plan rectangulaire à deux étages, présente des voûtes d’arêtes et des piliers aux chapiteaux atypiques, mêlant influences romanes et classiques.
Au XVIe siècle, la chapelle est cédée à un vigneron qui la transforme en cellier, lui épargnant la destruction lors de la Révolution. Classée Monument historique en 1945, elle est rachetée par la ville d’Argenteuil dans les années 1970 et restaurée à partir de 1984. Les fouilles de 1948 et les travaux récents (2012) ont permis de recomposer ses abords et de préserver son absidiole en cul-de-four, reconstituée lors des restaurations. Une plaque funéraire y honore un diacre maître de chœur.
L’édifice, propriété communale, se distingue par ses petites fenêtres en plein cintre et son escalier extérieur menant à la chapelle haute, au plafond de bois. Son histoire reflète les transformations successives d’un lieu de culte médiéval en espace profane, avant sa réhabilitation patrimoniale. Les vestiges archéologiques et architecturaux en font un témoignage clé de l’histoire religieuse et funéraire d’Argenteuil.