Transfert de propriété 1312 (≈ 1312)
Les biens de la chapelle sont attribués à l'ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
La chapelle est traditionnellement datée de cette période, liée aux chevaliers du Temple.
1568
Concession aux Trécesson
Concession aux Trécesson 1568 (≈ 1568)
Charles IX concède la chapelle et ses dépendances à Prigent de Trécesson.
XVIIe siècle
Remaniement majeur
Remaniement majeur XVIIe siècle (≈ 1750)
La chapelle subit d'importants travaux de modification.
1946
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1946 (≈ 1946)
La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jean et ruines qui l'entourent (cad. D 123) : inscription par arrêté du 27 février 1946
Personnages clés
Charles IX
Roi de France ayant concédé la chapelle à Prigent de Trécesson.
Prigent de Trécesson
Seigneur ayant reçu la chapelle et ses dépendances en 1568.
Nicolas Bourelle de Sivry
Seigneur de Trécesson inhumé dans la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jean
La chapelle Saint-Jean se situe au lieu-dit « Saint-Jean », sur la commune de Campénéac, dans le Morbihan. La tradition la rattache aux chevaliers du Temple et la situe au XIIIe siècle, mais le site pourrait être antérieur : il aurait été bâti sur l’emplacement d’un ermitage du VIe siècle. Lors de la dissolution de l’ordre du Temple, ses biens furent attribués en 1312 à l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. Par lettres patentes de Charles IX, la chapelle, le prieuré et les dépendances furent concédés en 1568 à Prigent de Trécesson, et les seigneurs de Trécesson en gardèrent la propriété et s’y firent inhumer ; Nicolas Bourelle de Sivry, seigneur de Trécesson (1756-1808), y repose également. L’édifice a été fortement remanié au XVIIe siècle et il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 février 1946.
De plan rectangulaire avec une abside semi-circulaire, la chapelle présente une architecture simple et un appareil fruste qui rendent sa datation difficile. Elle est bâtie sur un rocher affleurant : la dalle de pierre forme le sol intérieur. Les murs, épais, sont montés en petit appareil irrégulier de schiste local. La façade ouest est percée d’une porte et d’une fenêtre axiale, tous deux en plein cintre et montés en claveaux sommairement ajustés. La nef et l’abside sont éclairées par de petites fenêtres rectangulaires à linteau de pierre. Près du pignon ouest s’élève un petit clocher rectangulaire de charpente coiffé d’une toiture pyramidale. Au sud, les ruines de l’ancien ermitage, envahies par la végétation, subsistent, et deux maisons anciennes en pierre, à proximité, forment avec la chapelle un petit hameau. En contrebas se trouve une fontaine liée au culte de saint Jean, en procession le 24 juin. Enfin, l’établissement se trouvait autrefois au cœur de la forêt de Paimpont, alors plus étendue avant les abattages liés aux activités métallurgiques.