Frise chronologique
1139
Consécration de la chapelle
Consécration de la chapelle
1139 (≈ 1139)
Par l’évêque Geoffroi de Cauze, bénédiction du cimetière.
XIIe siècle
Période de construction
Période de construction
XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman saintongeais et périgourdin.
2 mars 1912
Classement monument historique
Classement monument historique
2 mars 1912 (≈ 1912)
Protection officielle de l’édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jean (cad. A 138) : classement par arrêté du 2 mars 1912
Personnages clés
| Hélie - Abbé de Chancelade |
Commanditaire de la chapelle au XIIe siècle. |
| Geoffroi (ou Gaufrède) de Cauze - Évêque de Périgueux |
Consacra la chapelle en 1139. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean, aussi appelée chapelle du cimetière, a été construite au XIIe siècle à Chancelade, en Dordogne. Elle fut édifiée sous l’impulsion de l’abbé Hélie et consacrée en 1139 par l’évêque de Périgueux Geoffroi (ou Gaufrède) de Cauze, qui bénit également le cimetière adjacent. Son architecture typiquement romane saintongeais se distingue par un portail en plein cintre orné de claveaux et d’une devise PAX gravée, ainsi qu’une abside en cul-de-four.
Classée monument historique le 2 mars 1912, la chapelle illustre l’art roman périgourdin avec sa nef unique voûtée en berceau brisé. La façade ouest, surmontée d’un Agnus Dei en bas-relief, et ses colonnettes tournées témoignent d’un savoir-faire artisanal remarquable. Initialement église paroissiale, elle fut remplacée par l’abbaye voisine, aujourd’hui disparue en tant que lieu de culte principal.
Les sources archéologiques, comme les travaux de Jules de Verneilh (1858) ou du Marquis d’Abzac (1880), soulignent son rôle dans l’histoire religieuse locale. La chapelle, propriété d’une association, reste un exemple préservé de l’héritage médiéval du Périgord, lié à la fois au culte et à la vie communautaire autour des abbayes.
Son plan rectangulaire et ses éléments décoratifs (damiers, médaillons) reflètent l’influence des ateliers saintongeais, tout en s’intégrant au paysage monumental de la Nouvelle-Aquitaine. La précision de sa localisation (11 Chemin de Puyrousseau) et son état de conservation en font un site accessible, apprécié pour son authenticité.