Frise chronologique
1208
Première mention écrite
Première mention écrite
1208 (≈ 1208)
Nommée *Capelle Sancti Johannis de gradibus Karoli* dans un texte.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Période estimée de l'édification.
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1886 (≈ 1886)
Arrêté de protection de la chapelle.
Début du XXe siècle
Restauration du clocher
Restauration du clocher
Début du XXe siècle (≈ 2004)
Remplacement du campanile en bois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jean : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean de L'Argentière-la-Bessée est un édifice religieux du XIIe siècle, situé dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle appartenait à une commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mentionnée en 1208 sous le nom Capelle Sancti Johannis de gradibus Karoli. À proximité se trouvait une maison d'hospitalité, soulignant son rôle dans l'accueil des pèlerins ou voyageurs.
Classée monument historique par arrêté du 12 juillet 1886, la chapelle se distingue par son architecture romane. Elle présente une nef unique de trois travées voûtée en berceau, un chevet en cul-de-four orné d'arcatures, et un clocher rectangulaire à deux étages. Les parements extérieurs, en petit appareil de tuf, contrastent avec les éléments en marbre rose de Guillestre, comme les seuils des portes sud. Une restauration au début du XXe siècle a modifié le campanile en bois du clocher, remplacé par un étage supplémentaire.
La façade sud comporte deux portes remarquables : un portail à linteau sculpté, autrefois encadré de colonnettes, et une seconde entrée surmontée d’un arc de décharge. Le tympan, potentiellement peint, et les chapiteaux cubiques des colonnettes engagées du chevet témoignent d’une décoration sobre mais élaborée. L’édifice illustre l’influence des ordres militaires-religieux dans la région et leur patrimoine architectural préservé.