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Chapelle Saint-Jean de Saumur en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique

Chapelle Saint-Jean de Saumur

    3 Rue Corneille
    49400 Saumur
Chapelle Saint-Jean de Saumur
Chapelle Saint-Jean de Saumur
Crédit photo : Picasa - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
début XIIIe siècle
Construction initiale
XVIIIe siècle
Désaffectation
1855
Rachat et restauration
1862
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Jean : classement par liste de 1862

Personnages clés

Bodin - Historien ou inspecteur A contribué à sa redécouverte.
Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments historiques Impliqué dans sa préservation.
Maire de Saumur (1855) - Acheteur et restaurateur A sauvé la chapelle.
André Mussat - Historien de l'art A étudié la chapelle (1964).

Origine et histoire

La chapelle Saint-Jean de Saumur, située dans la ville du même nom, trouve ses origines au début du XIIIe siècle comme chapelle d’une commanderie des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce monument religieux, marqué par son histoire médiévale, fut initialement conçu pour servir les chevaliers-hospitaliers avant de perdre sa vocation première.

Au XVIIIe siècle, désaffectée et convertie en écurie, la chapelle tomba dans un état de négligence jusqu’à ce qu’elle attire l’attention de figures comme Bodin et Mérimée, acteurs clés de la préservation du patrimoine. Un projet de transformation en temple réformé échoua, mais en 1855, le maire de Saumur racheta l’édifice pour le restaurer, lui redonnant une partie de son éclat passé.

Classée monument historique dès 1862, la chapelle Saint-Jean illustre les mutations architecturales et religieuses de la région. Son sauvetage au XIXe siècle témoigne de l’intérêt croissant pour la conservation des édifices médiévaux, alors menacés par l’industrialisation et les changements d’usage. Aujourd’hui, elle reste un vestige emblématique de l’influence des ordres hospitaliers en Anjou.

Les sources historiques, comme les travaux d’André Mussat (1964), soulignent son rôle dans le paysage religieux et architectural local. Son classement précoce reflète aussi l’importance accordée à ce patrimoine dès le Second Empire, période charnière pour la protection des monuments en France.

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