Frise chronologique
début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean.
XVIIIe siècle
Désaffectation
Désaffectation
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transformée en écurie après abandon.
1855
Rachat et restauration
Rachat et restauration
1855 (≈ 1855)
Achat par le maire de Saumur.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Première protection officielle en France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Jean : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Bodin - Historien ou inspecteur |
A contribué à sa redécouverte. |
| Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments historiques |
Impliqué dans sa préservation. |
| Maire de Saumur (1855) - Acheteur et restaurateur |
A sauvé la chapelle. |
| André Mussat - Historien de l'art |
A étudié la chapelle (1964). |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean de Saumur, située dans la ville du même nom, trouve ses origines au début du XIIIe siècle comme chapelle d’une commanderie des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce monument religieux, marqué par son histoire médiévale, fut initialement conçu pour servir les chevaliers-hospitaliers avant de perdre sa vocation première.
Au XVIIIe siècle, désaffectée et convertie en écurie, la chapelle tomba dans un état de négligence jusqu’à ce qu’elle attire l’attention de figures comme Bodin et Mérimée, acteurs clés de la préservation du patrimoine. Un projet de transformation en temple réformé échoua, mais en 1855, le maire de Saumur racheta l’édifice pour le restaurer, lui redonnant une partie de son éclat passé.
Classée monument historique dès 1862, la chapelle Saint-Jean illustre les mutations architecturales et religieuses de la région. Son sauvetage au XIXe siècle témoigne de l’intérêt croissant pour la conservation des édifices médiévaux, alors menacés par l’industrialisation et les changements d’usage. Aujourd’hui, elle reste un vestige emblématique de l’influence des ordres hospitaliers en Anjou.
Les sources historiques, comme les travaux d’André Mussat (1964), soulignent son rôle dans le paysage religieux et architectural local. Son classement précoce reflète aussi l’importance accordée à ce patrimoine dès le Second Empire, période charnière pour la protection des monuments en France.