Fondation présumée XIIIe siècle (présumé) (≈ 1350)
Origine probable de la chapelle
XVe siècle
Construction du calvaire
Construction du calvaire XVe siècle (≈ 1550)
Calvaire en granit érigé
XVIe siècle
Édification du clocher
Édification du clocher XVIe siècle (≈ 1650)
Seul vestige gothique actuel
1714
Inscription M OMNES F
Inscription M OMNES F 1714 (≈ 1714)
Date gravée sur le monument
1745-1747
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1745-1747 (≈ 1746)
Nef, transept et abside refaits
1746
Signature NOUEL COHEN F
Signature NOUEL COHEN F 1746 (≈ 1746)
Marque sur la sacristie
1848
Réfection du lambris
Réfection du lambris 1848 (≈ 1848)
Date portée dans l’édifice
1924
Classement du clocher
Classement du clocher 1924 (≈ 1924)
Protection monument historique
1925
Remplacement du Christ
Remplacement du Christ 1925 (≈ 1925)
Crucifix en fer installé
1951
Classement du calvaire
Classement du calvaire 1951 (≈ 1951)
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. BZ 83) : classement par arrêté du 25 novembre 1924 ; Calvaire situé près de la chapelle (non cadastré ; domaine public) : classement par arrêté du 8 mars 1951
Personnages clés
Noël Cohen - Artisan ou donateur
Signature gravée en 1746
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean de Tréboul, située à Douarnenez dans le Finistère, est un édifice religieux dont l’histoire s’étend du XIIIe au XVIIIe siècle. De la construction initiale du XVIe siècle, seul le clocher subsiste aujourd’hui, entièrement ajouré et orné de pinacles, gâbles et crochets. Ce clocher, classé monument historique en 1924, témoigne de l’architecture gothique tardive de la région. La nef, le transept et l’abside ont été reconstruits entre 1745 et 1747, marquant une phase majeure de transformation du bâtiment.
Un calvaire en granit, datant du XVe siècle, se dresse sur la place adjacente à la chapelle. Supporté par trois gradins, il présente une Vierge Mère au sommet et une tête de mort avec des os en sautoir sur son autre face. Partiellement détruit pendant la Révolution, ce calvaire a vu son Christ remplacé en 1925 par un crucifix en fer. Les statues doubles de la croix transversale, déplacées à l’entrée du cimetière lors de sa protection en 1951, illustrent l’art religieux breton de l’époque. Une inscription de 1714 et une autre de 1746, gravées sur la sacristie, rappellent les travaux de réfection menés au XVIIIe siècle.
La chapelle, vraisemblablement fondée au XIIIe siècle, incarne l’évolution architecturale et spirituelle de Douarnenez. Son lambris a été refait en 1848, comme en témoigne une date portée. Propriété de la commune, elle reste un symbole du patrimoine religieux breton, mêlant héritage médiéval et modifications des siècles suivants. Les protections successives du clocher (1924) et du calvaire (1951) soulignent son importance historique et artistique.