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Chapelle Saint-Jean du Faouët au Faouët dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle gothique Clocher-mur

Chapelle Saint-Jean du Faouët

  • Saint-Jean
  • 56320 Le Faouët
Chapelle Saint-Jean du Faouët
Chapelle Saint-Jean du Faouët
56320 Le Faouët, Saint-Jean

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1617
Mention dans les archives hospitalières
4e quart du XVIe siècle
Construction de la chapelle
1865
Ajout du campanile
22 juillet 1944
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

René de Saint-Offange - Commandeur des Hospitaliers Décrit les vitraux en 1617.
Leonor de Beaulieu de Belthomas - Commandeur de La Feuillée Évoque les dépendances en 1697.
Jean-François du Bouilly - Commandeur au XVIIIe siècle Signale la désuétude en 1750.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jean

La chapelle Saint-Jean du Faouët, située dans le Morbihan, est un édifice religieux construit au 4e quart du XVIe siècle. Elle adopte un plan en croix latine avec un transept large et un chevet éclairé par des baies de style flamboyant. Son architecture sobre, marquée par des portails en plein-cintre et des arcs brisés, contraste avec un intérieur en moellons. La chapelle abritait autrefois une pietà en granit du XVIe siècle et des statues polychromes des XVIIe et XIXe siècles. Elle était entourée d’un placître, espace clos typique des enclos paroissiaux bretons.

La chapelle était le siège d’un établissement des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, mentionné dans les archives dès le XVIIe siècle sous le nom de Saint-Jean-Guénan. Les vitraux, aujourd’hui disparus, portaient autrefois les armes de Malte, du duc de Bretagne et du baron du Faouët. En 1617, le commandeur René de Saint-Offange décrit les dépendances de la chapelle, tandis qu’en 1697, Leonor de Beaulieu de Belthomas signale son entretien par les aumônes locales. Au XVIIIe siècle, un croquis la représente avec trois autels et un portail occidental, mais elle tombe en désuétude au siècle suivant, comme le déplore le commandeur Jean-François du Bouilly en 1750 : « cette chapelle est pauvre et sans fondation ».

L’enclos de la chapelle, incluant le placître, est inscrit aux monuments historiques depuis le 22 juillet 1944. Le mobilier conservé comprend une Vierge de Pitié du XVIe siècle, des bancs en pierre le long des murs, et un bénitier réemployant une pile octogonale plus ancienne. Le campanile, ajouté en 1865, surmonte le portail occidental. Les archives révèlent aussi des liens avec la commanderie de La Feuillée, dont dépendaient des moulins et des villages en tenures.

Architecturalement, la chapelle illustre la transition entre le gothique flamboyant (baies du chevet, arcs brisés) et des éléments plus tardifs, comme les arcades en plein-cintre du transept nord. Les différences de modénature entre les bras du transept suggèrent des remaniements. Le parement extérieur, en grand appareil de granite, contraste avec l’intérieur en moellons. Malgré sa simplicité, l’édifice témoigne de l’influence des Hospitaliers et de l’art religieux breton des XVIe–XVIIe siècles.

Liens externes

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