9005 Allée de la Chapelle Saint-Jean, Ile D'Or 37400 Amboise
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
…
1900
2000
vers 1175
Construction par les Hospitaliers
Construction par les Hospitaliers vers 1175 (≈ 1175)
Fondation du monastère et de la chapelle.
31 janvier 1938
Classement monument historique
Classement monument historique 31 janvier 1938 (≈ 1938)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle, située dans l'île Saint-Jean (cad. 2002 H 72) : classement par arrêté du 31 janvier 1938
Personnages clés
Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Commanditaires et occupants
Ordre religieux fondateur du monastère.
Origine et histoire
La chapelle Saint-Jean est un édifice religieux catholique situé sur l’Île d’Or à Amboise, dans le département d’Indre-et-Loire. Construite vers 1175 par les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle est le seul vestige d’un monastère dont les autres bâtiments ont disparu. Elle se distingue par son architecture angevine, avec une nef unique à trois travées et un chevet plat orné d’un triplet.
Classée monument historique en 1938, la chapelle présente des voûtes en pierre sculptées et peintes, typiques de l’art roman tardif. Ses clés de voûte abritent des statuettes, et ses nervures retombent sur des culots ornés de dais. La structure, de plan rectangulaire (17,50 × 6,05 m), illustre l’influence des techniques de construction locales de l’époque.
Implantée à 57 mètres d’altitude, à proximité du lit de la Loire, la chapelle était initialement intégrée à une commanderie hospitalière. Son historique est documenté dans des sources comme le Dictionnaire des communes de Touraine (1987) et des bulletins archéologiques. Aujourd’hui propriété de la commune d’Amboise, elle témoigne du patrimoine religieux médiéval de la région.
Les détails architecturaux, comme les voûtes à nervures rayonnantes et les statuettes des angles, soulignent son appartenance à l’art angevin du XIIe siècle. Les doubleaux et formerets, ainsi que les peintures conservées, en font un exemple remarquable de l’héritage des chevaliers hospitaliers en Touraine.