Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle d'origine romane et attestation de la léproserie.
XIVe siècle
Reconstruction du logis
Reconstruction du logis XIVe siècle (≈ 1450)
Reconstruction du logis des malades pour remplacer les cabanes.
1512
Démolition partielle
Démolition partielle 1512 (≈ 1512)
Destruction de la maladière lors du siège de Dijon, seule la chapelle est épargnée.
XVIIe siècle
Rattachement à l'Hôpital Général
Rattachement à l'Hôpital Général XVIIe siècle (≈ 1750)
La maladière est réunie à l'Hôpital Général le 13 janvier 1696.
XVIIIe siècle
Destruction de la nef
Destruction de la nef XVIIIe siècle (≈ 1850)
La nef de l'église est détruite, ne laissant que le chœur et le transept.
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1947 (≈ 1947)
La chapelle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 16 janvier 1947.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Maladière (ancienne) : inscription par arrêté du 16 janvier 1947
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jean le Théologien
La chapelle de la Maladière, aujourd'hui appelée chapelle Saint-Jean le Théologien, se situe à Dijon (Côte‑d'Or). Le site était occupé par une léproserie attestée au XIIe siècle, transformée en métairie au XIIIe siècle et largement développée aux XVe et XVIe siècles, époque où il reçut également des pestiférés. L'enclos comprenait une église dédiée aux trois saints protecteurs des malades — Lazare, Marthe et Marie (appelée Marie‑Madeleine ou Marie de Béthanie selon les sources) — ainsi qu'un logis pour six malades, une ferme, et une petite maison pour le chapelain. Le logis des malades, reconstruit au XIVe siècle pour remplacer des cabanes, longeait le mur de clôture bordant le chemin de Ruffey ; il comportait un corps de bâtiment à un étage et une aile en retour d'équerre destinée aux malades aisés, tandis qu'une autre demeure était réservée aux lépreux étrangers. La ferme, située dans la partie nord du pourpris, comprenait une grange, une bergerie, une étable et une grande halle adossée au mur d'enceinte. Lors du siège de Dijon en 1512, la maladière fut démolie sur ordre du gouverneur de la ville, seule la chapelle échappa à la destruction. La maladière fut réunie le 13 janvier 1696 à l'Hôpital Général et la ville devint propriétaire du domaine en 1935 après que les Hospices de Dijon eurent donné le bien à bail à des particuliers. La nef de l'église fut détruite au XVIIIe siècle ; les restes du chœur et du transept forment aujourd'hui la chapelle Saint‑Jean le Théologien. La chapelle, auparavant appelée Saint‑Lazare, est d'origine romane, comme l'attestent la corniche intérieure et les bases des pilastres de l'arc du transept. Le clocheton restant, visible sur la route de Langres et englobé dans le domaine de l'Hôpital Général, accueille une cloche provenant de la Tour Saint‑Nicolas. Le monument est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 16 janvier 1947 et appartient depuis décembre 1977 à la communauté copte‑orthodoxe, qui y célèbre la liturgie du patriarcat d'Alexandrie.