Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jean le Théologien
La chapelle Saint-Jean le Théologien, aussi appelée chapelle de la Maladière, est un édifice religieux situé à Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté. À l’origine, elle faisait partie d’une léproserie construite avant le XIIe siècle, transformée en métairie au XIIIe siècle. Le site, situé hors des murs de la ville sur la route de Ruffey-lès-Echirey, abritait une église dédiée à saint Lazare, sainte Marthe et sainte Marie de Béthanie, protecteurs des malades. La nef de l’église médiévale fut détruite au XVIIIe siècle, ne laissant subsister que le chœur et le transept, aujourd’hui intégrés à la chapelle actuelle.
La léproserie, fondée au XIIe siècle, connut son apogée aux XVe et XVIe siècles, servant également d’asile pour les pestiférés. En 1512, lors du siège de Dijon par les Suisses, la maladière fut démolie sur ordre du gouverneur, à l’exception de la chapelle. Celle-ci fut rattachée à l’Hôpital Général en 1696. Au XIVe siècle, le logis des malades, initialement composé de cabanes, fut remplacé par un bâtiment en dur, incluant une aile réservée aux malades aisés. La ferme adjacente comportait une grange, une bergerie et une halle. La chapelle, de style roman, conserve des éléments comme la corniche intérieure et les bases des pilastres du transept.
Depuis 1977, la chapelle appartient à la communauté copte-orthodoxe, qui y célèbre la liturgie du patriarcat d’Alexandrie. Le monument, inscrit aux monuments historiques en 1947, abrite une cloche provenant de la Tour Saint-Nicolas. Son architecture mêle des vestiges médiévaux (chœur, transept, clocher) et des ajouts postérieurs, comme une grange en bois du XVIIIe siècle. Le site, propriété de la ville depuis 1935, témoigne de l’histoire hospitalière et religieuse dijonnaise, des lépreux du Moyen Âge aux fidèles coptes contemporains.