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Chapelle Saint-Jean le Théologien de Dijon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-Jean le Théologien de Dijon

    12 Avenue Aristide-Briand21000 Dijon
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Jean le Théologien de Dijon
Chapelle Saint-Jean le Théologien de Dijon
Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation de la léproserie
XIIIe siècle
Transformation en métairie
1512
Démolition partielle
1696
Rattachement à l’Hôpital Général
XVIIIe siècle
Destruction de la nef
1947
Inscription aux monuments historiques
1977
Acquisition par la communauté copte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de la Maladière (ancienne) : inscription par arrêté du 16 janvier 1947

Personnages clés

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Origine et histoire de la Chapelle Saint-Jean le Théologien

La chapelle Saint-Jean le Théologien, aussi appelée chapelle de la Maladière, est un édifice religieux situé à Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté. À l’origine, elle faisait partie d’une léproserie construite avant le XIIe siècle, transformée en métairie au XIIIe siècle. Le site, situé hors des murs de la ville sur la route de Ruffey-lès-Echirey, abritait une église dédiée à saint Lazare, sainte Marthe et sainte Marie de Béthanie, protecteurs des malades. La nef de l’église médiévale fut détruite au XVIIIe siècle, ne laissant subsister que le chœur et le transept, aujourd’hui intégrés à la chapelle actuelle.

La léproserie, fondée au XIIe siècle, connut son apogée aux XVe et XVIe siècles, servant également d’asile pour les pestiférés. En 1512, lors du siège de Dijon par les Suisses, la maladière fut démolie sur ordre du gouverneur, à l’exception de la chapelle. Celle-ci fut rattachée à l’Hôpital Général en 1696. Au XIVe siècle, le logis des malades, initialement composé de cabanes, fut remplacé par un bâtiment en dur, incluant une aile réservée aux malades aisés. La ferme adjacente comportait une grange, une bergerie et une halle. La chapelle, de style roman, conserve des éléments comme la corniche intérieure et les bases des pilastres du transept.

Depuis 1977, la chapelle appartient à la communauté copte-orthodoxe, qui y célèbre la liturgie du patriarcat d’Alexandrie. Le monument, inscrit aux monuments historiques en 1947, abrite une cloche provenant de la Tour Saint-Nicolas. Son architecture mêle des vestiges médiévaux (chœur, transept, clocher) et des ajouts postérieurs, comme une grange en bois du XVIIIe siècle. Le site, propriété de la ville depuis 1935, témoigne de l’histoire hospitalière et religieuse dijonnaise, des lépreux du Moyen Âge aux fidèles coptes contemporains.

Liens externes

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