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Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux

  • Rue Paul-Louis-Lande
  • 33000 Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
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Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Chapelle Saint-Joseph de Bordeaux
Crédit photo : Ce fichier ne fournit pas d’informations à propos - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
33000 Bordeaux, Rue Paul-Louis-Lande

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1616
Fondation de l’institution
1638
Approbation archiépiscopale
1663
Achat du terrain
1671
Achèvement de la chapelle
1978
Classement Monument historique
1999
Réouverture au culte
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Joseph, y compris le retable en pierre (cad. U 1316p) : classement par arrêté du 22 mai 1978

Personnages clés

Marie Delpech de l’Estang - Fondatrice de l’institution Première mère supérieure des orphelines.
Henri de Sourdis - Archevêque de Bordeaux Approuve la congrégation en 1638.
Jeanne Durfort - Supérieure en 1663 Lance la construction de la chapelle.
Henri de Béthune - Archevêque de Bordeaux Valide le projet en 1663.
Julien Foucré - Architecte présumé Auteur possible des plans baroques.
Clément X - Pape en 1671 Accorde des indulgences aux visiteurs.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph de Bordeaux est une église orthodoxe construite au XVIIe siècle, classée Monument historique en 1978 avec son retable en pierre. Elle trouve son origine dans une œuvre de charité dédiée aux orphelines, fondée en 1616 par Marie Delpech de l’Estang, une aristocrate bordelaise. Cette institution, approuvée par l’archevêque Henri de Sourdis en 1638, puis par les rois Louis XIII (1639) et Louis XIV (1673), avait pour mission l’éducation et l’entretien des filles abandonnées. La congrégation, nommée « Société des sœurs de saint Joseph », s’étendit jusqu’à Paris grâce à la protection d’Anne d’Autriche, avant d’être intégrée en 1965 aux missions des religieuses de la Providence de Lisieux.

En 1663, face à l’afflux d’orphelines, la supérieure Jeanne Durfort acquiert un terrain pour ériger une chapelle plus spacieuse. Le projet, validé par l’archevêque Henri de Béthune (dont les armes ornent la voûte), est confié à l’architecte Julien Foucré, connu pour son travail baroque à Bordeaux. Les travaux, interrompus en 1666 faute d’autorisation préalable, s’achèvent en 1671. Le pape Clément X accorde alors des indulgences aux visiteurs. Désaffectée pendant la Révolution, la chapelle est restaurée en 1862 par le bureau de bienfaisance de Bordeaux, puis classée en 1978 pour éviter sa destruction.

L’édifice, de style baroque, présente une façade en pierre calcaire ornée de pilastres ioniques, d’un fronton cintré et d’une niche (aujourd’hui vide) abritant autrefois une statue de saint Joseph et l’Enfant Jésus. À l’intérieur, la nef, flanquée de chapelles latérales, mène à un chœur à abside pentagonale. Le retable en pierre (classé en 1978), exécuté entre 1666 et 1674, se distingue par ses bas-reliefs illustrant des scènes rares de la vie de saint Joseph, comme la Fuite en Égypte. Les armes des donateurs, dont Monseigneur de Béthune et la famille Lecomte de la Tresne, y sont sculptées.

La chapelle, propriété de la ville de Bordeaux depuis 1990, a bénéficié de restaurations majeures dans les années 1990 (toiture, voûtes) pour un coût de 1,8 million de francs, financées par l’État, le département de la Gironde et la municipalité. Après des décennies de dégradation (dont la décapitation de la statue en 1984), elle rouvre au culte en 1999, confiée à une paroisse orthodoxe roumaine. Son architecture, mêlant influences romaines et baroques, et son histoire liée à la charité en font un patrimoine emblématique de Bordeaux.

Les vitraux et éléments de menuiserie (chaire, autels) ajoutés ultérieurement reflètent l’évolution de son usage, tandis que le retable, œuvre anonyme, témoigne de l’essor du culte de saint Joseph au XVIIe siècle. La chapelle, aujourd’hui ouverte à la visite, incarne à la fois un héritage religieux, architectural et social, marqué par l’engagement des sœurs de Saint-Joseph et des mécènes bordelais.

Liens externes

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