Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction initiale en style roman.
24 décembre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
24 décembre 1926 (≈ 1926)
Arrêté de protection au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Laurent : classement par arrêté du 24 décembre 1926
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes sources ne mentionnent aucun acteur. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Laurent de Jonquières-Saint-Vincent est un petit édifice roman du XIIe siècle, situé dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle se distingue par son architecture sobre, avec une nef de deux travées et une abside demi-circulaire. L'entrée de l'abside est marquée par deux colonnes engagées, surmontées de chapiteaux frustes, typiques de l'art roman provincial. La première travée de la nef, près de l'abside, conserve une voûte en berceau, tandis que la seconde a perdu sa voûte d'origine. Un doubleau massif séparait ces travées, soutenu par des piles recevant également des arcs latéraux.
La façade est, surmontant l'abside, présente un pignon décoré de trois arcatures plein cintre, couronné autrefois par une corniche moulurée et un campanile carré. La couverture d'origine, en lauzes calcaires, est un exemple rare de ce type de construction dans le Gard. La chapelle a été classée monument historique par arrêté du 24 décembre 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Elle est aujourd'hui propriété de la commune de Jonquières-Saint-Vincent.
Ce monument constitue l'un des rares vestiges du XIIe siècle encore debout dans le département. Son architecture modeste mais caractéristique reflète les pratiques constructives locales de l'époque romane. La chapelle illustre le rôle des petits édifices religieux dans l'organisation des communautés rurales médiévales, servant à la fois de lieu de culte et de repère social. Son classement en 1926 a permis sa préservation, malgré les altérations subies au fil des siècles, comme la disparition partielle de ses voûtes.