Frise chronologique
VIe-IXe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
VIe-IXe siècle (≈ 950)
Période wisigothique, réutilisation de pierres gallo-romaines.
XVIIe siècle
Ajout de l'ermitage
Ajout de l'ermitage
XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation en petit prieuré nommé *Mouniélou*.
1965
Restauration par le Comité Saint-Laurent
Restauration par le Comité Saint-Laurent
1965 (≈ 1965)
Reconstruction des parties effondrées, remplacement du linteau.
27 décembre 1966
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
27 décembre 1966 (≈ 1966)
Protection officielle de l'édifice.
1996-2003
Campagnes de restauration modernes
Campagnes de restauration modernes
1996-2003 (≈ 2000)
Toiture, cloche, autel et intérieur refaits.
début XXe siècle
Disparition du dernier ermite
Disparition du dernier ermite
début XXe siècle (≈ 2004)
Abandon progressif du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Laurent (restes) (cad. C 994 à 996) : inscription par arrêté du 27 décembre 1966
Personnages clés
| Comité Saint-Laurent - Association de sauvegarde |
Acheta et restaura la chapelle en 1965. |
| Dernier ermite (non nommé) - Habitant du prieuré |
Disparut au début du XXe siècle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Laurent de Moussan, située dans l’Aude en Occitanie, est un édifice préroman construit entre le VIe et le IXe siècle. Elle illustre l’architecture de tradition wisigothique en Septimanie, région intégrée aux royaumes wisigoths de Toulouse (419-507) puis de Tolède (507-711). Son style, marqué par des arcs en fer à cheval et des fenêtres meurtrières, en fait un témoin rare de cette période dans le Languedoc.
La chapelle est édifiée près d’une villa gallo-romaine, Trencianum, dont les pierres furent réutilisées. Son origine pourrait aussi être liée à une source miraculeuse, la Fount rougnouso, réputée guérir les maladies de peau. Placée sous la juridiction du chapitre de la cathédrale de Narbonne, elle devint un lieu de pèlerinage entre l’abbaye de Fontfroide et la ferme cistercienne de Fontcalvy.
Au XVIIe siècle, un ermitage fut accolé à la chapelle, formant un petit prieuré nommé Mouniélou. L’ermite disparut au début du XXe siècle, laissant le site à l’abandon. En 1965, l’association Comité Saint-Laurent racheta les lieux et entreprit des restaurations majeures, reconstruisant les parties effondrées à partir de photographies anciennes. La chapelle fut inscrite aux Monuments Historiques le 27 décembre 1966.
L’architecture intérieure, remodelée en 2003, conserve un arc triomphal outrepassé typiquement wisigothique, tandis que l’extérieur présente un chevet plat en moellons et une façade occidentale restaurée. Le linteau en marbre blanc, réutilisé comme ponceau au XXe siècle, fut replacé en 1965. Son origine reste débattue : seuil gallo-romain, architrave de basilique ou élément du Capitole de Narbonne.
La chapelle, isolée au milieu des vignes, incarne aujourd’hui un patrimoine préservé par des bénévoles. Les vestiges de l’ermitage, datés probablement du XVIIe siècle, rappellent son passé de lieu de recueillement. Les restaurations successives (toiture en 1996, cloche en 1997, autel en 1998) ont permis sa sauvegarde, tout en respectant son caractère historique.