Restauration moderne Années 1960 (≈ 1960)
Toiture et baies refaites
8 mai 1973
Classement MH
Classement MH 8 mai 1973 (≈ 1973)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Laurent (ancienne) (cad. AC 11) : inscription par arrêté du 8 mai 1973
Personnages clés
Martin de Tours - Évêque et fondateur légendaire
Légende d’un oratoire du IVe siècle
Chapitre de Saint-Martin - Commanditaire présumé
Inscrit sur une baie romane (illisible)
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Laurent
La chapelle Saint-Laurent de Veigné, située dans un vallon boisé au nord de la commune, est un édifice religieux marqué par une double période de construction majeure : une première phase romane entre le milieu du XIe et le début du XIIe siècle, suivie d’une reconstruction partielle à la Renaissance (début XVIe siècle). Ses murs conservent des traces d’une fresque exceptionnelle du Christ en gloire (vers 1170-1180), ainsi que des maçonneries en petit appareil typiques de l’époque romane. L’abside semi-ovale, voûtée en cul-de-four, et la nef non voûtée illustrent cette superposition de styles.
Selon une tradition locale, un premier oratoire aurait été érigé au IVe siècle par Martin de Tours pour christianiser un culte païen lié à une source voisine, bien que cette hypothèse repose sur une inscription aujourd’hui illisible. La chapelle, dépendante de l’abbaye Notre-Dame de Beaumont-lès-Tours au XIIIe siècle, subit des remaniements multiples, dont une surélévation des pignons et la réfection de la toiture au XXe siècle (années 1960). Son portail en anse de panier, orienté à l’ouest, et son clocher-mur reflètent ces transformations successives.
Classée monument historique en 1973, la chapelle abrite également des fresques fragmentaires, dont une représentation de deux saints encadrant la baie axiale de l’abside. Les baies romanes, partiellement murées lors des reconstructions, et les traces de peintures murales dans la nef témoignent de son évolution architecturale et liturgique. Son isolement géographique, à la limite communale avec Chambray-lès-Tours, renforce son caractère mystérieux, lié à des légendes locales et à une source réputée guérisseuse.
Les études archéologiques (notamment en 2013) ont confirmé la complexité de sa chronologie, mêlant éléments romans (abside, maçonnerie), gothiques (charpente) et renaissants (nef reconstruite). La chapelle, bien que modeste par sa taille, offre un exemple rare de stratification historique en Touraine, où se croisent héritage martinien, art roman et adaptations post-médiévales.