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Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde en Corrèze

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle gothique
Corrèze

Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde

    Rue de Corrèze
    19100 Brive-la-Gaillarde
Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde
Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde
Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde
Chapelle Saint-Libéral de Brive-la-Gaillarde
Crédit photo : Le grand Cricri - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 920
Mort de saint Libéral
1370
Intégration dans l’enceinte urbaine
1400 (env.)
Campagne de construction
1577
Chapelle des Dominicains
1791
Vente comme bien national
1876
Restitution au culte
1971
Classement Monument historique
1976
Rachat par la ville
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Libéral (ancienne) (cad. K 515p) : inscription par arrêté du 25 octobre 1971

Personnages clés

Libéral de Brive - Saint local et archevêque Dédicataire, sauveur légendaire du quartier.
Famille Lalande - Propriétaires industriels (XVIIIe-XIXe) Fonderie de suif, restitution au culte.
Maître verrier Gesta - Artisan des vitraux (1876) Ensemble verrier toulousain pour la chapelle.
Dominicains - Ordre religieux (XVIe-XVIIIe) Utilisateurs après incendie de leur couvent.
Duc de Noailles - Acquéreur du cimetière (1774) Lotissement de l’enclos nord.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Libéral, située à Brive-la-Gaillarde (Corrèze, Nouvelle-Aquitaine), est un édifice religieux chrétien construit aux XIVe et XVe siècles. Elle est dédiée à Libéral, fils d’un boulanger de Brive devenu archevêque d’Embrun au Xe siècle, vénéré pour avoir sauvé un quartier des flammes. Son tombeau, situé initialement hors des murs de la ville, marqua l’emplacement de la première chapelle, dans un bourg développé le long d’un axe ancien, fréquenté par les Cisterciens d’Aubazine.

La chapelle actuelle fut reconstruite vers 1400 après l’intégration du bourg dans l’enceinte urbaine de 1370. Son architecture mêle des réseaux de baies proches du style d’Allassac et des voûtes à liernes ajoutées ultérieurement. Au XVIe siècle, elle devint la chapelle des Dominicains après l’incendie de leur couvent pendant les guerres de Religion. Les clés de voûte, ornées des armes de la ville et de la famille Salès, furent bûchées, probablement lors de la Révolution.

Vendue comme bien national en 1791 à la famille Lalande, qui y installa une fonderie, la chapelle fut restituée au culte en 1876 grâce à un don au diocèse de Tulle. Dotée de vitraux de Gesta (Toulouse) et d’une tribune, elle servit aux lycées locaux avant d’être désaffectée. Rachetée par la ville en 1976, elle fut restaurée et rattachée au musée Labenche en 2011. Son portail limousin, ses ogives quadripartites et son faux transept témoignent de son riche passé.

La chapelle illustre les transformations urbaines et religieuses de Brive : d’abord centre paroissial d’un faubourg médiéval, elle devint un lieu de production industrielle avant de retrouver une vocation culturelle. Son clocher-mur, aujourd’hui disparu, et ses baies à double lancette rappellent son rôle central dans la mémoire locale, entre dévotion et patrimoine architectural.

Classée Monument historique en 1971, elle abrite désormais des expositions temporaires. Son histoire reflète les bouleversements de la région, des conflits religieux à la sécularisation, en passant par la Révolution et les mutations économiques. Les traces des Dominicains, des Lalande et des artisans verriers y coexistent, faisant d’elle un symbole de la résilience du patrimoine briviste.

Liens externes