Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Chapelle Saint-Libert de Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane

Chapelle Saint-Libert de Tours

  • 1 Rue de la Bretonnerie
  • 37000 Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Chapelle Saint-Libert de Tours
Crédit photo : Pradigue - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
37000 Tours, 1 Rue de la Bretonnerie

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
400
500
900
1000
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
IVe siècle
Construction du rempart gallo-romain
919
Mention d'une église dans une charte
XIIe siècle (vers 1150)
Construction de la chapelle actuelle
1705
Désaffectation de l'église
2 décembre 1946
Inscription aux Monuments Historiques
2011-2016
Restauration par la Société archéologique de Touraine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les restes de la nef (cad. CH 219) : inscription par arrêté du 2 décembre 1946

Personnages clés

Hugues l'Abbé - Comte de Tours et abbé de Saint-Martin (IXe siècle) Bénéficiaire d’un échange incluant l’église primitive.
Grégoire de Tours - Évêque et historien (VIe siècle) A reconnu saint Libert comme disciple.
Samuel Riou - Archéologue (XXIe siècle) Coordinateur des fouilles de 2011-2013.
Philippe Tardits - Architecte contemporain Concepteur de la réhabilitation moderne.
Jacques Loire - Artiste verrier (XXIe siècle) Auteur des vitraux thermoformés installés.

Origine et histoire de la Chapelle Saint-Libert

La chapelle Saint-Libert est une ancienne église romane du XIIe siècle, située dans le quartier le plus ancien de Tours, en partie édifiée sur les remparts gallo-romains du IVe siècle. Sa nef, inscrite aux monuments historiques depuis 1946, est le seul vestige subsistant après la disparition de son chevet et de son clocher. Désaffectée au XVIIIe siècle, elle a été reconvertie en espace industriel et artisanal avant d’être rachetée en 2011 par la Société archéologique de Touraine (SAT), qui l’a restaurée pour en faire son siège social et un lieu culturel.

Les fouilles archéologiques menées entre 2011 et 2013 ont révélé des vestiges gallo-romains, dont une portion du rempart antique de Caesarodunum, ainsi que des traces d’une occupation religieuse antérieure, comme les fondations d’un autel et une barrière de chœur datant de la période carolingienne (entre 940 et 1020). Une statue d’évêque du XVe siècle, enterrée rituellement, et une fonderie de cloches médiévale ont également été découvertes. Cependant, l’histoire précoce du site reste obscure, malgré des mentions textuelles d’une église dès le IXe siècle, liée aux comtes de Tours et aux moines de Saint-Martin.

La chapelle, longue de 17,50 mètres et large de 8,60 mètres, présente une architecture romane soignée, avec des murs en tuffeau épais d’un mètre et une charpente en chêne du XVe siècle, comparée à une « coque de vaisseau » renversée. Ses façades latérales, ornées de modillons sculptés (têtes humaines, figures monstrueuses, motifs géométriques), et ses deux portails en arc brisé témoignent de son importance passée. Le sol d’origine, enfoui sous deux mètres de remblais, a été rétabli lors des travaux, révélant aussi quarante sépultures datant probablement du XVIe siècle.

Après sa désacralisation en 1705, la chapelle a abrité successivement une salpêtrière (fabrication de poudre à canon), un entrepôt de bois, une fabrique de boissons gazeuses, puis de conserves, avant de servir de garage dans les années 1960. Son sauvetage par la SAT, pour un coût de 1,3 million d’euros, a permis de restaurer l’édifice et d’y ajouter un module contemporain abritant des bureaux. Aujourd’hui, elle accueille des événements culturels (concerts, expositions) et met en valeur ses vestiges archéologiques, comme le rempart gallo-romain et le four à cloches, protégés sous des vitrines.

Le projet de réhabilitation, financé par des subventions publiques, du mécénat et une souscription populaire (258 000 €), a été inauguré en 2016. La chapelle, désormais longue de 19 mètres, allie patrimoine médiéval et modernité, avec une acoustique remarquable et des équipements techniques (sonorisation, vidéoprojection). Son portail ouest, accessible par un parvis reconstruit, et sa façade sud, donnant sur un jardin privé, rappellent son intégration dans le tissu urbain historique de Tours, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les origines de la chapelle restent partiellement énigmatiques. Si un acte de 919 évoque un échange de terrains incluant une église entre les chanoines de Saint-Martin et le comte Hugues l’Abbé, aucun vestige archéologique ne confirme formellement la présence d’un édifice antérieur au XIIe siècle. La dédicace à saint Libert, disciple de saint Martin, pourrait remonter au VIIe ou IXe siècle, mais les preuves manquent. Les fouilles n’ont pas non plus révélé la poterne gallo-romaine mentionnée dans les textes, détruite au XIXe siècle. Malgré ces incertitudes, la chapelle Saint-Libert reste un témoin majeur de l’histoire tourangelle, des époques antique, médiévale et industrielle.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours