Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la chapelle dédiée à Lié de Micy.
1396
Arrestation de Jean de Varennes
Arrestation de Jean de Varennes
1396 (≈ 1396)
Emprisonnement pour raisons politiques après son retour.
1918
Bombardements allemands
Bombardements allemands
1918 (≈ 1918)
Dégâts majeurs lors de l’offensive Ludendorf.
30 janvier 1922
Classement monument historique
Classement monument historique
30 janvier 1922 (≈ 1922)
Protection de la chapelle et des blockhaus.
XXe siècle
Poste d’observation allemand
Poste d’observation allemand
XXe siècle (≈ 2007)
Utilisation par la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et les deux blockhaus : classement par arrêté du 30 janvier 1922
Personnages clés
| Jean de Varennes - Chanoine et ermite |
Vécut dans la chapelle avant son arrestation en 1396. |
| Lié de Micy - Saint patron |
Dédicataire de la chapelle au XIIIe siècle. |
| Clément VII - Pape à Avignon |
Proche de Jean de Varennes avant son retour. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Lié de Ville-Dommange, située dans le département de la Marne en région Grand Est, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIIe et XIIIe siècles, avec des remaniements majeurs au XVIe siècle. Elle est dédiée à Lié de Micy et s’élève légèrement en hauteur, à l’écart du village, entourée d’un cimetière. Son emplacement stratégique a servi de point d’observation militaire, notamment lors des deux guerres mondiales.
Au XIVe siècle, la chapelle fut associée à Jean de Varennes, chanoine de la cathédrale de Reims, qui y vécut en ermite avec sa mère. Proche du pape Clément VII à Avignon, il revint à Ville-Dommange après la mort du pontife, mais fut emprisonné en 1396 pour des raisons politiques. Ce lieu devint ainsi un symbole de résistance spirituelle et de tensions entre pouvoirs religieux et royaux.
Lors de la Première Guerre mondiale, en 1918, la chapelle fut sévèrement endommagée par des bombardements allemands pendant l’offensive Ludendorf, alors qu’elle était protégée par deux blockhaus. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe y installa un poste d’observation pour la base aérienne 112. Ces éléments militaires, ainsi que la chapelle, furent classés monuments historiques le 30 janvier 1922, témoignant de son double héritage religieux et stratégique.
Aujourd’hui, la chapelle Saint-Lié reste un vestige marquant de l’histoire locale, mêlant patrimoine architectural, mémoire religieuse et traces des conflits du XXe siècle. Son classement inclut également les blockhaus, soulignant son rôle dans les observatoires militaires de la région rémoise.