Siège des Albigeois 1216 (≈ 1216)
Restauration du château et construction possible de la chapelle après le siège.
1254
Construction initiale
Construction initiale 1254 (≈ 1254)
Édification de la chapelle sous l'initiative de Louis IX.
1844
Restauration majeure
Restauration majeure 1844 (≈ 1844)
Travaux de restauration et ajout de modillons en saillie.
1846
Classement historique
Classement historique 1846 (≈ 1846)
Classement de la chapelle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Louis : classement par liste de 1846
Personnages clés
Louis IX
Roi de France à l'initiative de la construction de la chapelle.
Abbé J. Boudin
Référence bibliographique sur la chapelle.
Maurice Contestin
Référence bibliographique sur la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Louis
La chapelle Saint-Louis de Beaucaire est un petit édifice religieux implanté dans l'ancienne enceinte du château, sur la commune de Beaucaire (Gard, Occitanie). Sous le vocable de Saint Louis, elle aurait été édifiée à l'initiative de Louis IX ; son ancien vocable reste incertain, peut‑être la Vierge ou saint Michel, la canonisation de Saint Louis intervenant plus tard. Construite au XIIIe siècle, vers 1254, elle pourrait avoir été élevée lors d'une restauration du château après le siège infructueux de 1216 par les Albigeois. Malgré les nombreux sièges qui ont endommagé le château (notamment en 1419, 1562 et 1632), la chapelle a subi peu de dégâts, observation qui intrigue certains auteurs. L'édifice a été restauré en 1844 et classé au titre des monuments historiques sur la liste de 1846. De style roman et de dimensions modestes (environ neuf mètres sur cinq), la chapelle présente un plan rectangulaire et s'appuie sur deux murs de l'enceinte. Elle est bâtie en grand appareil, la voûte étant en petit appareil. Son caractère simple et rustique laisse supposer qu'elle était destinée au culte de la garnison et desservie par des bénédictins. La façade est dominée par un clocher‑campanile de plan carré, ajouré d'arcades à baies géminées reposant sur des colonnettes jumelées aux chapiteaux sculptés de feuillages et de personnages. Au‑dessus, une corniche à vingt‑quatre arcatures supporte l'attique du clocher, ornée de corbeaux et de rosaces finement travaillés ; sous le clocher, des modillons en saillie résultent de la restauration de 1844. À la base de la façade, une fenêtre, décalée par rapport au clocher, surmonte la porte et présente une archivolte en dents de scie ainsi qu'un tympan orné d'une croix de Malte. L'intérieur reste d'une grande sobriété : pas de pilastres, de colonnes ni de sculptures ; la nef en berceau rejoint les murs sans ornements et le chœur est légèrement plus étroit. Quatre fenêtres étroites éclairent l'espace intérieur. Des photographies de la fin du XIXe et du début du XXe siècle documentent la chapelle, sa façade et son intérieur. Les principales références bibliographiques signalées incluent l'abbé J. Boudin et Maurice Contestin.