Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XIIIe siècle (≈ 1350)
Vestige médiéval intégré à la chapelle
1723
Reconstruction baroque
Reconstruction baroque
1723 (≈ 1723)
Nef, sacristie et portail datés par chronogramme
13 décembre 1968
Inscription MH
Inscription MH
13 décembre 1968 (≈ 1968)
Protection officielle avec tombeau inclus
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Ludan y compris le tombeau du Saint (cad. B 129) : inscription par arrêté du 13 décembre 1968
Personnages clés
| Conrad-Sifer de Sinsheim - Sculpteur |
Intervention mentionnée sans détails précis |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Ludan, située à Hipsheim dans le Bas-Rhin, est un édifice religieux dont les origines remontent au 4e quart du XVe siècle, avec une reconstruction majeure au 1er quart du XVIIIe siècle. Le bâtiment actuel, daté de 1723 par un chronogramme latin sur son portail occidental, intègre une tour du XIIIe siècle ainsi que des vestiges de baies gothiques. À l’origine dédiée à saint Georges, elle est couramment appelée Saint-Ludan ou Scheerkirche (église des cisailles, en alsacien). La nef, dotée d’un pignon à volutes, et la sacristie à étage – incluant un logement pour un ermite – reflètent cette période de reconstruction baroque.
La chapelle est inscrite aux monuments historiques depuis le 13 décembre 1968, une protection couvrant à la fois l’édifice et le tombeau de saint Ludan (cadastre B 129). Les sources mentionnent également l’intervention du sculpteur Conrad-Sifer de Sinsheim, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé. Propriété de la commune d’Hipsheim, elle s’inscrit dans un paysage religieux alsacien marqué par des pèlerinages locaux, comme en témoigne l’ouvrage de René Xavier Naegert (1992) consacré à son histoire et à sa dévotion.
Architecturalement, la chapelle mêle ainsi des éléments médiévaux (tour du XIIIe siècle) et des ajouts baroques (1723), illustrant les évolutions stylistiques et cultuelles de la région. Son appellation alternative, Scheerkirche, pourrait faire référence à des pratiques artisanales ou agricoles locales, bien que les sources ne précisent pas cette origine. Le site est répertorié dans les bases Mérimée et Clochers de France, soulignant son importance patrimoniale dans le Bas-Rhin.