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Chapelle Saint-Mamert dans l'Isère

Chapelle Saint-Mamert

    37 Impasse de la Chapelle
    38138 aux Côtes-d'Arey
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Mamert
Chapelle Saint-Mamert
Chapelle Saint-Mamert

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Appartenance à l'ordre clunisien
1055
Attestation du prieuré
XIe–XIIe siècles
Construction de la chapelle
XVIe–XVIIe siècles
Aménagements majeurs
1972–1992
Restauration et protections
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Mamert, y compris le mur de soutènement de la plate-forme (cad. AM 107) : inscription par arrêté du 3 septembre 1974

Personnages clés

Saint Mamert - Évêque de Vienne (Ve siècle) Patron de la chapelle, dédicataire du lieu.
Moines clunisiens - Propriétaires et gestionnaires (à partir du Xe siècle) Ordre religieux fondateur du prieuré initial.
Association 'La Famille' - Acteur de la restauration (à partir de 1972) Bénévoles ayant sauvé la chapelle de la ruine.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Mamert, située aux Côtes-d'Arey dans le département de l'Isère, est un édifice religieux des XIe ou XIIe siècles, construit sur le chemin de pèlerinage du « Chemin de saint Oyand ». Elle appartenait à l'ordre clunisien dès le Xe siècle et constituait le dernier vestige d'un prieuré attesté en 1055. Dédiée à saint Mamert, évêque de Vienne au Ve siècle, elle servit d'église paroissiale avant de devenir une chapelle rurale après la Révolution.

L'architecture de la chapelle se compose d'une nef unique autrefois couverte de charpente, prolongée par un chœur voûté en cul-de-four. Un clocher-mur surmonte l'entrée, et l'édifice repose sur un promontoire rocheux. Au XVIIe siècle, des modifications furent apportées : construction d'une terrasse et d'un mur de soutènement, ajout d'un plafond à caissons dans la nef, et décoration du chœur avec des peintures et une table de communion.

Après un déclin post-révolutionnaire, la chapelle fut sauvée à partir de 1972 par l'association « La Famille » et la commune. Elle fut inscrite aux Monuments Historiques en 1974, tout comme son mur de soutènement. Deux éléments mobiliers furent également protégés : un meuble de sacristie du XVIIIe siècle (1976) et un tableau de crucifixion du XVIe siècle (1992).

La chapelle illustre l'architecture romane et l'influence de l'ordre de Cluny en Dauphiné. Son histoire reflète aussi les transformations des lieux de culte, passant du statut d'église prieurale à celui de chapelle rurale, tout en conservant son rôle dans le paysage religieux local.

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