Frise chronologique
vers 1175
Consécration de la chapelle
Consécration de la chapelle
vers 1175 (≈ 1175)
Date gravée sur un contrefort droit.
1198
Premier témoignage écrit
Premier témoignage écrit
1198 (≈ 1198)
Prieuré attesté comme dépendance de Cendrars.
1456
Changement de gouvernance
Changement de gouvernance
1456 (≈ 1456)
Passage sous le chapitre Saint-Agricol d’Avignon.
1628
Fin de son rôle paroissial
Fin de son rôle paroissial
1628 (≈ 1628)
Cesse d’être église paroissiale cette année.
21 décembre 1904
Classement monument historique
Classement monument historique
21 décembre 1904 (≈ 1904)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Saint-Marcellin, dans le cimetière : classement par arrêté du 21 décembre 1904
Personnages clés
| Abbaye de Cendrars - Institution religieuse propriétaire |
Prieuré dépendant de cette abbaye dès 1198. |
| Chapitre Saint-Agricol d’Avignon - Nouveau gestionnaire en 1456 |
Prend la gouvernance de la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Marcellin de Boulbon, située dans le cimetière au nord-ouest du village, est un édifice roman construit au XIIe siècle. Elle succède à une église du XIe siècle, dont subsistent des traces comme une fenêtre géminée surmontée d’un chrisme et d’un agneau crucifère. Dominant la plaine, elle est accessible par une allée bordée de pins. Son architecture combine pierre de taille et moellons, avec un clocher carré et un chevet semi-circulaire couvert de tuiles romaines.
Consacrée vers 1175 (date gravée sur un contrefort), la chapelle était un prieuré dépendant de l’abbaye de Cendrars, attesté dès 1198. En 1456, elle passa sous l’autorité du chapitre Saint-Agricol d’Avignon et abritait le Retable de Boulbon, aujourd’hui exposé au Louvre. Elle servit d’église paroissiale jusqu’en 1628. Son portail méridional, orné d’un arc polylobé inspiré de l’art omeyyade, témoigne des influences des pèlerins sur les routes de Compostelle et de la Via Francigena.
L’intérieur conserve un enfeu seigneurial du XIVe siècle, orné d’un gisant et de pleureuses. Classée monument historique le 21 décembre 1904, la chapelle mêle éléments défensifs (contreforts massifs) et décorations raffinées, comme une frise de dents d’engrenage ou des chapiteaux asymétriques. Son histoire reflète les liens entre pouvoir religieux, art roman provençal et réseaux de pèlerinage médiévaux.