Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet d'Aumelas dans l'Hérault

Patrimoine classé Clocher-mur Chapelle romane Art roman languedocien

Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet d'Aumelas

    D114E1
    34230 Aumelas
Propriété de la commune
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet dAumelas
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la chapelle
XVIe siècle
Assaut huguenot
1600 (début XVIIe siècle)
Rattachement paroissial
1974
Restauration majeure
12 juin 1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet (cad. D 21) : classement par arrêté du 12 juin 1989

Personnages clés

Guilhem de Montpellier - Seigneur féodal Propriétaire de la seigneurie au XIIe siècle.

Origine et histoire

La chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet est une chapelle romane construite au XIIe siècle sur les ruines des thermes d’une villa gallo-romaine. Elle appartenait à un prieuré dont les vestiges subsistent autour du bâtiment. Au XVIIe siècle, elle desservait plusieurs mas dispersés (Lamouroux, Terrus, Figuières, etc.), reflétant un habitat rural éclaté. Un texte de 1600 mentionne son rattachement à la paroisse de Saint-Étienne de Prunet, aujourd’hui disparue.

Au XVIe siècle, la chapelle subit un assaut huguenot lors des guerres de Religion. Un récit de 1899, La fédération des quatre mas, évoque une réconciliation symbolique entre catholiques et protestants dans ses murs. L’édifice, en ruine partielle, fut restauré à plusieurs reprises : en 1974 (toiture de la nef, glacis de l’abside) et en 1995 (remplacement de la couverture détériorée).

Architecturalement, la chapelle présente un plan rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire, typique de l’art roman. La nef unique, voûtée en berceau, est rythmée par des arcs doubleaux retombant sur des pilastres. Un clocher-mur tardif, percé d’arcades brisées, surmonte la façade ouest. Le site, proche d’une mare (l’Estagnol), tire son nom du chardon à foulon, utilisé pour le traitement de la laine.

Classée monument historique en 1989, la chapelle est située dans une zone de garrigue à l’est du château d’Aumelas, sur un terrain autrefois militaire. Son enclos conserve des traces du prieuré médiéval. Le lieu illustre l’histoire religieuse et sociale du Languedoc, entre conflits confessionnels et vie rurale.

Les sources mentionnent aussi un castellum cité en 1036, lié à l’abbaye d’Aniane (IXe siècle) puis aux vicomtes de Béziers (Xe siècle). Au XIIe siècle, la seigneurie appartient aux Guilhem de Montpellier, confirmant l’ancrage féodal du site. Aujourd’hui propriété communale, la chapelle reste un témoignage de l’architecture romane et des dynamiques locales entre Moyen Âge et époque moderne.

Liens externes