Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Sur les ruines d’une villa gallo-romaine.
XVIe siècle
Assaut huguenot
Assaut huguenot
XVIe siècle (≈ 1650)
Pendant les guerres de Religion.
1600 (début XVIIe siècle)
Rattachement paroissial
Rattachement paroissial
1600 (début XVIIe siècle) (≈ 1704)
Union avec Saint-Étienne de Prunet.
1974
Restauration majeure
Restauration majeure
1974 (≈ 1974)
Toiture de la nef et glacis de l’abside.
12 juin 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juin 1989 (≈ 1989)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet (cad. D 21) : classement par arrêté du 12 juin 1989
Personnages clés
| Guilhem de Montpellier - Seigneur féodal |
Propriétaire de la seigneurie au XIIe siècle. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet est une chapelle romane construite au XIIe siècle sur les ruines des thermes d’une villa gallo-romaine. Elle appartenait à un prieuré dont les vestiges subsistent autour du bâtiment. Au XVIIe siècle, elle desservait plusieurs mas dispersés (Lamouroux, Terrus, Figuières, etc.), reflétant un habitat rural éclaté. Un texte de 1600 mentionne son rattachement à la paroisse de Saint-Étienne de Prunet, aujourd’hui disparue.
Au XVIe siècle, la chapelle subit un assaut huguenot lors des guerres de Religion. Un récit de 1899, La fédération des quatre mas, évoque une réconciliation symbolique entre catholiques et protestants dans ses murs. L’édifice, en ruine partielle, fut restauré à plusieurs reprises : en 1974 (toiture de la nef, glacis de l’abside) et en 1995 (remplacement de la couverture détériorée).
Architecturalement, la chapelle présente un plan rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire, typique de l’art roman. La nef unique, voûtée en berceau, est rythmée par des arcs doubleaux retombant sur des pilastres. Un clocher-mur tardif, percé d’arcades brisées, surmonte la façade ouest. Le site, proche d’une mare (l’Estagnol), tire son nom du chardon à foulon, utilisé pour le traitement de la laine.
Classée monument historique en 1989, la chapelle est située dans une zone de garrigue à l’est du château d’Aumelas, sur un terrain autrefois militaire. Son enclos conserve des traces du prieuré médiéval. Le lieu illustre l’histoire religieuse et sociale du Languedoc, entre conflits confessionnels et vie rurale.
Les sources mentionnent aussi un castellum cité en 1036, lié à l’abbaye d’Aniane (IXe siècle) puis aux vicomtes de Béziers (Xe siècle). Au XIIe siècle, la seigneurie appartient aux Guilhem de Montpellier, confirmant l’ancrage féodal du site. Aujourd’hui propriété communale, la chapelle reste un témoignage de l’architecture romane et des dynamiques locales entre Moyen Âge et époque moderne.