Appartenance à l'abbaye d'Aniane IXe siècle (≈ 950)
Le fief appartient à l'abbaye d'Aniane.
1036
Citation d'un castellum
Citation d'un castellum 1036 (≈ 1036)
Un castellum est cité dans les textes.
Fin du Xe siècle
Passage aux vicomtes de Béziers
Passage aux vicomtes de Béziers Fin du Xe siècle (≈ 1095)
Le fief passe aux vicomtes de Béziers.
1114
Passage à la famille Guilhem
Passage à la famille Guilhem 1114 (≈ 1114)
Le fief passe à la famille des Guilhem de Montpellier.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
La chapelle est construite sur les ruines des thermes d'une villa gallo-romaine.
XVIe siècle
Assaut huguenot
Assaut huguenot XVIe siècle (≈ 1650)
Le site subit un assaut huguenot.
1899
Récit de fraternisation
Récit de fraternisation 1899 (≈ 1899)
Un récit évoque une fraternisation entre catholiques et protestants dans la chapelle.
1974
Restauration de la nef
Restauration de la nef 1974 (≈ 1974)
La nef reçoit une couverture et l'abside un glacis en ciment.
1989
Classement historique
Classement historique 1989 (≈ 1989)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
1995
Remplacement de la couverture
Remplacement de la couverture 1995 (≈ 1995)
La couverture détériorée de la chapelle est remplacée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet (cad. D 21) : classement par arrêté du 12 juin 1989
Personnages clés
Guilhem de Montpellier
Famille ayant possédé le fief au XIIe siècle.
Saint Martin
Saint patron de la chapelle, associé à la mare de l'Estagnol.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet
Chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet
Située à Aumelas dans l'Hérault, la chapelle Saint-Martin-du-Cardonnet relève de l'architecture romane et s'inscrit dans un enclos où affleurent les vestiges d'un prieuré aujourd'hui en ruine. Un castellum est cité en 1036 ; le fief appartiendrait au IXe siècle à l'abbaye d'Aniane, passe aux vicomtes de Béziers à la fin du Xe siècle et, en 1114, à la famille des Guilhem de Montpellier. La construction de la chapelle semble dater du XIIe siècle et aurait été élevée sur les ruines des thermes d'une villa gallo-romaine. Elle desservait autrefois un habitat dispersé de mas isolés sur le plateau, notamment les mas de Lamouroux, Terrus, Figuières, Valoussière, Barral et Sainton. Au XVIe siècle, le site subit un assaut huguenot ; un récit de 1899 évoque par ailleurs une fraternisation entre catholiques et protestants dans la chapelle.
L'édifice présente un plan rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire. La nef unique, couverte d'un berceau plein cintre, est composée de trois travées séparées par deux arcs doubleaux qui retombent, via des impostes chanfreinées, sur de larges pilastres saillants de forme rectangulaire. Une banquette de pierre court tout autour de l'intérieur, à la base des murs. Le chœur, légèrement surélevé d'un degré mais en retrait et plus bas, est voûté en cul-de-four et séparé de la nef par un arc diaphragme plein cintre à double rouleau. Dans l'épaisseur du mur occidental, un renfoncement pourrait correspondre à une grande porte aujourd'hui murée, à linteau en mitre. Le portail d'entrée se trouve au sud. Le clocher-mur, plus tardif, est établi sur la façade occidentale et percé de deux longues arcades en arc brisé.
L'édifice a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration : en 1974 la nef a reçu une couverture, l'abside un glacis en ciment et une partie de la frise en dent d'engrenage a été reprise ; en 1995 la couverture détériorée a été remplacée. Le toponyme associe la chapelle à la mare de l'Estagnol, soulignant l'importance de ce point d'eau dans la dédicace à saint Martin, et la dénomination « Cardonnet » renvoie au chardon à foulon, employé pour carder la laine. La chapelle se situe à l'est du château d'Aumelas, dans une zone de garrigue nommée Le Cardonnet, utilisée comme terrain militaire. L'ensemble fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juin 1989.