Frise chronologique
Fin XIe - Début XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIe - Début XIIe siècle (≈ 1225)
Chapelle édifiée, architecture romane primitive.
XVIIe siècle
Modification intérieure
Modification intérieure
XVIIe siècle (≈ 1750)
Séparation nef/chœur par un mur.
1914
Restauration et réouverture
Restauration et réouverture
1914 (≈ 1914)
Retour au culte après désaffectation révolutionnaire.
2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2010 (≈ 2010)
Protection totale de la chapelle et du cimetière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle et son cimetière clos de murs, en totalité (cad. AB 6, 200) : inscription par arrêté du 11 mai 2010
Personnages clés
| Chiron - Figure mythologique |
Centaure représenté sur une fresque (XVe siècle). |
| Saint André - Apôtre |
Identifié par son nom sur les peintures. |
| Saint Pierre - Apôtre |
Représenté dans l'abside parmi les six. |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Martin du Villiers, située à La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine, date de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle. Désaffectée pendant la Révolution, elle fut restaurée vers 1914 et rendue au culte. Son architecture comprend une nef, un chœur et une abside semi-circulaire, avec un portail occidental en plein cintre. Un clocher partiellement arasé et un porche du XVIe siècle complètent l’édifice.
Les peintures murales, datées du début du XIIIe siècle, constituent l’élément le plus remarquable. Dans l’abside, transformée en sacristie, un Christ en majesté entouré des symboles des évangélistes domine six apôtres, dont saint Pierre, saint Paul et saint André, reconnaissables par leurs noms. Ces fresques, retouchées au XVe siècle, mêlent influences médiévales et ajouts ultérieurs, comme la figure de Chiron, un centaure.
Au XVIIe siècle, un mur sépara la nef du chœur, transformant ce dernier en sacristie. L’absence de contreforts et la simplicité du portail contrastent avec la richesse des décors intérieurs. L’ensemble, classé Monument Historique en 2010, reflète une histoire complexe, entre culte, abandon et restauration.