Chapelle Saint-Martin du Villiers à La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine dans le Loir-et-Cher
Patrimoine classéPatrimoine religieuxChapelle
Chapelle Saint-Martin du Villiers
2-4 Rue de l'Église
41500 La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle (≈ 1195)
Édification de la nef, du chœur et de l'abside semi-circulaire.
XIIIe siècle
Peintures murales
Peintures murales XIIIe siècle (≈ 1350)
Création des peintures murales dans l'abside et la travée du chœur.
XVe siècle
Retouches des peintures
Retouches des peintures XVe siècle (≈ 1550)
Retouches des peintures murales, ajout d'une figure représentant Chiron.
XVIe siècle
Ajout du porche
Ajout du porche XVIe siècle (≈ 1650)
Construction d'un porche de charpente au sud de la nef.
XVIIe siècle
Modification de l'abside
Modification de l'abside XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation de l'abside en sacristie par l'ajout d'un mur.
1914
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1914 (≈ 1914)
Restauration de la chapelle après sa désaffectation pendant la Révolution.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle et son cimetière clos de murs, en totalité (cad. AB 6, 200) : inscription par arrêté du 11 mai 2010
Personnages clés
Chiron
Figure mythologique représentée dans les peintures murales, ajoutée lors des retouches du XVe siècle.
Origine et histoire de la Chapelle Saint-Martin du Villiers
La chapelle du Villiers date de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle. Désaffectée pendant la Révolution, elle a été rendue au culte et restaurée vers 1914. Elle se compose d'une nef, d'un chœur et d'une abside semi-circulaire. Au XVIIe siècle, l'abside a été séparée du chœur par un mur et transformée en sacristie. L'extérieur est dépourvu de contreforts et le portail occidental est en plein cintre. Un clocher, aujourd'hui partiellement arasé, a été ajouté au sud de la nef, ainsi qu'un porche de charpente du XVIe siècle. Les peintures murales constituent le principal intérêt de l'édifice ; elles se déploient dans deux zones distinctes, l'abside devenue sacristie et la travée du chœur, notamment au revers de l'arc triomphal. Les œuvres les plus renommées, conservées dans la sacristie, remontent au tout début du XIIIe siècle. Au cul-de-four figure un Christ en majesté entouré d'anges et des quatre symboles traditionnels des évangélistes. Sur les murs de l'abside sont représentés, sur un fond semé de fleurettes, six apôtres couronnés par des tourelles ou d'autres détails d'architecture. Saint Pierre et saint Paul sont assez identifiables, de même que saint Barthélémy et saint Jacques grâce à la présence de leur nom ou de lettres ; saint André demeure le plus reconnaissable avec son nom complet «S.Andreas». Le Christ, à la barbe bifide arrondie, se situe stylistiquement dans les dernières années du XIIe siècle. L'ensemble du décor a fait l'objet de retouches, probablement au XVe siècle, qui ont quelque peu altéré le corps du Christ. Parmi ces reprises postérieures, une figure en pied dégagée au revers sud de l'arc triomphal semble représenter Chiron, un des centaures et fils de Chronos ; le personnage est figuré tendant un arc dans une pose évoquant la chasse. Cette restauration du XVe siècle a toutefois préservé la spontanéité de la figure du XIIe siècle.