Frise chronologique
après 1550
Réalisations des peintures
Réalisations des peintures
après 1550 (≈ 1550)
Fresques attribuées à Andrea de Cella
milieu XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
milieu XVIe siècle (≈ 1650)
Édification et décoration par Andrea de Cella
27 mars 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
27 mars 2000 (≈ 2000)
Protection officielle de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. L 643) : classement par arrêté du 27 mars 2000
Personnages clés
| Andrea de Cella - Peintre |
Auteur présumé des fresques intérieures |
Origine et histoire
La chapelle Saint-Maur est une chapelle catholique située dans la commune de Saint-Étienne-de-Tinée, dans le département des Alpes-Maritimes. Construite au milieu du XVIe siècle, elle marque le début de la route menant vers Auron. Son architecture simple, de plan rectangulaire à chevet plat, est surmontée d’une voûte en plein cintre recouverte d’une toiture en mélèzes. L’édifice se distingue par son décor intérieur entièrement peint à la détrempe, un ensemble artistique rare pour l’époque.
Les peintures murales de la chapelle sont attribuées à Andrea de Cella, un artiste actif dans la région au XVIe siècle. Réalisées après 1550, elles illustrent notamment les légendes de saint Sébastien et de saint Maur, couvrant voûtes et murs latéraux. Ces fresques, exécutées dans un style caractéristique des peintres primitifs niçois, témoignent de l’influence artistique italienne dans les Alpes du Sud à la Renaissance. La chapelle, propriété communale, a été classée au titre des monuments historiques le 27 mars 2000 pour sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
La localisation de la chapelle, à environ 2 km du centre de Saint-Étienne-de-Tinée, suggère un rôle à la fois religieux et symbolique pour les voyageurs empruntant la route vers Auron. Son classement tardif (2000) reflète une prise de conscience progressive de la richesse du patrimoine rural des Alpes-Maritimes. Les études menées, comme celles de Christiane Lorgues-Lapouge ou Paul Roque, soulignent son importance dans l’histoire de l’art sacré régional, notamment pour la compréhension des échanges culturels entre le comté de Nice et l’Italie voisine.